Monday, January 31, 2011

Stress et cholestérol

Selon une étude publié dans Health Psychology et relayé sur le site canadien « Psychomédia », le 12 mars 2006, il ressort que le stress augmente le mauvais cholestérol.

Cette étude, réalisée auprès de 199 personnes, montre que l’augmentation du taux de cholestérol en fonction du stress est très variable d’un sujet à l’autre, certains présentant une augmentation importante, d’autres moins importante.

Au bout de trois ans, les personnes qui avaient eu des réponses au stress plus importantes avaient une augmentation du taux de cholestérol plus importante.

A noter que « ces différences dans l’augmentation étaient indépendantes du niveau de base de départ, du sexe, de l’utilisation d’hormones de remplacement, de l’indice de masse corporelle, du tabagisme et de la consommation d’alcool ».

Le cholestérol est un lipide nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. Son rôle est de participer à la synthèse d'hormones et à la vie des cellules.

Cependant lorsqu'il est en excès, il est néfaste pour la santé.

* 1/3 de notre cholestérol est apporté par notre alimentation (beurre, fromage, charcuteries, viandes grasses, abats, jaune d’œuf, tête des crustacés).
* 2/3 de notre cholestérol est fabriqué par notre foie.


Pour circuler dans le sang, le cholestérol est transporté par les lipoprotéines : le HDL et le LDL.

* le HDL (High Density Lipoprotein) se charge d'éliminer le cholestérol en excès dans le sang, d'où son appellation de « bon cholestérol ».
* Le LDL (Low Density Lipoprotein) se charge d'amener le cholestérol aux cellules (qui en ont besoin). Le LDL est néfaste uniquement lorsqu'il est en excès (il se dépose sur les parois des artères et est responsable de la formation de la plaque d'athérome), d'où son appellation de «mauvais cholestérol ».


De plus et de manière plus récente, il est démontré que les LDL cholestérols sont des cibles privilégiées de l'oxydation.

Un taux élevé de LDL oxydés est un des marqueurs importants de stress oxydatif.

Ces LDL oxydés sont les acteurs redoutables du risque cardiovasculaire, car ils sont à l'origine de la formation de la plaque d'athérome sur les artères, et donc de la maladie athéromateuse, responsable de l'angine de poitrine, de l'infarctus du myocarde, de l'accident vasculaire cérébral ou de l'artérite des membres inférieurs.

A l'inverse il a été démontré que les HDL cholestérol protègent les LDL de l'oxydation. Ainsi, les HDL ont un pouvoir antioxydant qui participe aussi à leur rôle protecteur du risque cardiovasculaire.

Ces taux de LDL et HDL sont influencés par la qualité et la quantité des graisses (lipides) et des aliments que nous consommons.

Pour prévenir les problèmes cardio-vasculaires dus à un taux de cholestérol trop élevé, le principe du régime alimentaire est essentiellement basé sur le bon choix des apports lipidiques, la réduction de l'apport alimentaire en cholestérol et la réduction de l'apport calorique total en cas d'excès pondéral.

Il apparaît de plus en plus primordial, d'orienter le conseil diététique pour à la fois baisser le taux de LDL cholestérol, mais aussi augmenter celui du HDL cholestérol.

ATTENTION Réduire ne veut pas dire supprimer !

Si vous supprimez totalement de votre alimentation les aliments qui contiennent du cholestérol, vous privez votre corps d'anti oxydants.

Par exemple :

* L'œuf apporte beaucoup de vitamine A et de sélénium, ainsi que du cuivre, du zinc, du soufre et de la cystéine.
* Le beurre, la crème fraîche et le fromage apportent de la vitamine A et de la cystéine, sans oublier l'apport en calcium indispensable du fromage.
* Les abats, en particulier le foie, apportent beaucoup de vitamine A, de sélénium, de cuivre et de coenzyme Q10.

Ankizivavikely miisa telo no tsy hita popoka hatramin ’ izao.

Ny zoma lasa teo izy ireo no niala tao an - tranony, nirahina nandeha naka anana tany an - tsaha, kanefa tany dia tsy niverina intsony. Tany Anteza Mandrosoa any Talatan ’ i Volonondry no nisehoan ’ izany.

Malaza ho misy mpaka ra sy mpangalatra taovan ’ olombelona rahateo any amin ’ ity toerana ity amin ’ izao fotoana izao.Mirongatra indray ny resaka hala - jaza any amin’ ireo faritra somary mivoaka kely ny Renivohitra. Ny tena mampihoron - koditra amin’ izany, dia ny filazana fa anaovan’ ireo olona tsy mataho - tody sorona ireny zaza angalariny ireny.

Ny zoma lasa teo izao, dia ankizivavikely miisa telo be izao no indray tsy hita. 13 taona no zokiny indrindra, sivy ny faharoa ary fito taona kosa ny farany. Tany amin’ ny tanàna iray antsoina hoe : Anteza Mandrosoa no nisehoan’ izany, izay 10 km miala an’ i Talatan’ i Volonondry. Araka ny voalazan’ ny loharanom - baovao iray avy any an - toerana, dia zanak’ olona samihafa izy telo vavy ireto, saingy mpiray vodirindrina. Nirahin’ ny ray aman - dreniny nandeha naka anana tany an - tsaha ny iray tamin’ izy ireo tamin’ io fotoana io, ka amin’ ny mahampinamana sy ny amin’ ny maha - zaza azy ireo, dia niaraka izy telo vavy. Nony elaela anefa, dia gaga ireo tao an - trano, fa hoe « taraiky be any an - tsaha ireo zaza ».

Noheverin’ ireo olon - dehibe fa nilalao an - dalana ireo ankizy, ka mbola tsy niraika tamin’ ny fikarohana izy ireo. Rehefa nanomboka maizina anefa ny andro vao nikoropaka. Nokarohin’ ireo ray aman - dreny niaraka tamin’ ny fokonolona tany an - tsaha izy telo vavy, kanefa tsy hita popoka izay nisy azy hatramin’ izao. Araka izany, tsy fantatra marina izay nahazo ireto zaza ireto, na nisy nangalatra tokoa na nandeha nivily lalana. Nilaza kosa anefa ny lehilahy iray monina any an - toerana, fa « amin’ izao fotoana izao dia malaza ho misy mpaka ra sy mpangalatra taovan’ olombelona ety aminay ». Ho fantatra miandalana ny mety ho fahamarinan’ izany na tsia.

Raha ny zava - niseho teny amin’ iny faritra Ambohidratrimo iny aloha, dia tena nampiteny ny moana mihitsy, satria zazavavikely fito taona no novonoina saika natao sorona, ny alahady 16 janoary lasa teo. Tamin’ ny fotoana nahitana azy, dia efa tsy nisy tanana sy taova intsony ny razana. Ny atidoha nikotrika ny famonoana ity zazavavy farany ity kosa, dia efa eny am - ponja amin’ izao fotoana izao.

Saturday, January 29, 2011

Le prêtre a un peu abusé de la boisson divine

Un grave accident de circulation est survenu dans la capitale du Vakinankaratra la nuit du jeudi. Le drame s’est passé aux alentours de 21 heures juste devant le cercle mess militaire d’Antsirabe. En fait, une voiture tout terrain a heurté violemment un pousse-pousse, blessant plusieurs personnes. Sans attendre, le conducteur du véhicule a pris la fuite à bord de son tout-terrain à vive allure. Ainsi, une course poursuite s’ensuivit. Quelques minutes plus tard, le fuyard a été appréhendé à quelques kilomètres des lieux de l’accident, du côté de Tsena Sabotsy. Apparemment, le monsieur était dans un état d’ébriété avancé. Il a failli subir une vindicte populaire. Heureusement, les forces de l’ordre sont intervenues à temps. Il a été ensuite emmené dans les locaux de la gendarmerie pour audition. Après l’examen préliminaire, l’on a appris que ce chauffard n’est autre que le prêtre d’une église catholique de la Ville d’eaux. Il est encore placé en garde à vue en attendant son déferrement devant le juge au Parquet.

Thursday, January 27, 2011

Quand nos ancêtres ont-ils quitté l’Afrique ?


Quand sommes-nous partis d’Afrique ? L’analyse d’objets rapportés de récentes fouilles dans la Péninsule arabique suggère que l’homme moderne a quitté son berceau est-africain bien plus tôt qu’on ne le pensait.

L’homme moderne est apparu il y a 200 000 ans, si l’on en croit les plus vieux ossements retrouvés. Selon la théorie communément admise, il a quitté l’Afrique de l’Est il y a environ 60 000 ans. Mais, d’après les résultats des travaux d’une équipe pluridisciplinaire, publiés aujourd’hui dans Science, des hommes modernes ont franchi la mer Rouge il y a 125 000 ans.

Des outils caractéristiques de l’homme moderne. Sur le site de Jebel Faya, aux Émirats Arabes Unis, des archéologues ont trouvé des outils en pierre taillée. Quand on considère un tel outil, la technique utilisée est caractéristique de l’espèce et de l’”époque”.

La technique employée pour façonner les bifaces retrouvés dans la strate correspondant à 125 000 ans “indique une très probable origine est-africaine des outils” a indiqué l’archéologue américain Anthony Marks, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, peu avant la publication des travaux.

Auraient-ils pu être fabriqué par d’autres espèces ? En effet, les autres espèces d’hommes ont migré à travers ces régions avant l’homme moderne. Anthony Marks cite le cas d’hommes de la période acheuléenne qui ont disparu 400 000 avant que les outils de strate de Jebel Faya n’aient été fabriqués. Donc l’hypothèse d’une “origine est-africaine” est confortée puisque les outils ont été datés avec précisions grâce à le technique de datation par luminescence.




Comment l’homme moderne a franchi la mer Rouge ? Il y a environ 130 000 ans s’achevait une ère glaciaire. Pendant cette ère, les pôles étant très étendus, le niveau de la mer était très bas. Par ailleurs, les grands déserts étaient en expansion, poussant les populations vers l’est de l’Afrique. Quand elle a pris fin, explique Adrian Parker de l’Université d’Oxford, “les moussons sont remontées au nord apportant de la pluie sur la Péninsule arabique” qui était jusque-là aride.

Pendant une courte période, le niveau de la mer est resté très bas (voir tableau ci dessous). Les hommes ont pu , pendant cette petite fenêtre, traverser la mer Rouge sans mal et trouver sur l’autre rive un climat propice. Selon les scientifiques, à l’endroit le plus étroit, la mer Rouge ne faisait que quatre kilomètres. D’après Hans Pedro Ortun, la traversée était possible à marée basse, mais ils auraient aussi pu “utiliser des embarcations qu’ils avaient très certainement la capacité de fabriquer”.

Avec cette nouvelle hypothèse, c’est tout le déroulement de la sortie d’Afrique qu’il faut repenser, comme le souligne Hans Pedro Ortun :

“Jusqu’à présent, nous pensions que c’étaient les développements culturels qui donnaient aux peuples l’opportunité de se déplacer hors d’Afrique. A la lumière de ces recherches, je pense désormais que c’est la modification du climat et de l’environnement qui est primordiale.

Le passage d’une ère glaciaire à une ère inter-glaciaire a ouvert d’autres voies pour quitter l’Afrique. C’est arrivé une fois, ça a pu se produire à d’autres occasions pendant le quaternaire.”

Le FMI prédit une croissance faible aux pays riches

Dans une interview publiée jeudi 30 décembre par le magazine en ligne de l'institution, le Bulletin du FMI, l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) prédit une reprise mondiale à deux vitesses en 2011, les pays développés affichant une croissance modeste alors que les marchés émergents feront figure de moteur de la croissance mondiale.

Olivier Blanchard explique qu'il est nécessaire que les pays rééquilibrent leur économie en laissant les taux de change évoluer plus librement. Il souligne également qu'il est vital pour les Etats de prendre des mesures visant à maîtriser leur dette. "Sans un rééquilibrage mondial, il n'y aura pas de reprise robuste", prévient-il. Le FMI a exhorté certains pays, comme les Etats-Unis, qui fondent leur croissance sur la consommation, à épargner et investir davantage. Les pays qui dépendent des exportations, comme la Chine, sont en revanche invités à encourager la consommation.

La Chine a en effet engrangé un énorme excédent commercial en exportant des biens bon marché aux Etats-Unis et en Europe. Pékin a été l'objet de virulentes critiques, accusé de maintenir le yuan sous-évalué pour avantager ses exportations. Si Olivier Blanchard ne mentionne pas clairement la Chine, il sous-entend que le yuan doit flotter plus librement. "Le rééquilibrage est un processus complexe. La solution ne sera pas trouvée grâce à une seule mesure ou par un seul pays", "mais l'ajustement des taux de change fait partie intégrante de ce processus."

PRÉVISIONS TROP OPTIMISTES

Il estime par ailleurs que les pays européens auraient été confrontés à d'importantes difficultés même si la crise mondiale avait été évitée en 2007. "Ils ont augmenté excessivement la demande intérieure, en se fondant sur des prévisions bien trop optimistes, et certains ont donc alimenté un important déficit budgétaire." Olivier Blanchard prévoit des temps particulièrement difficiles à venir pour la Grèce et l'Irlande, mais pas seulement.

Il a notamment indiqué que d'autres pays européens auraient intérêt à se faire aider par le FMI et l'Union européenne dans leur combat contre la montée de la dette publique. "Les Etats peuvent-ils parvenir à des finances publiques viables ? Ils le peuvent." "Peuvent-ils le faire seuls ? Je comprends tout à fait la réticence des pays à demander un programme commun de l'Union européenne et du FMI. Mais de tels programmes peuvent aider", a-t-il ajouté.

Un Madoff malgache


Patrick Rakotonanahary, a été reconnu lundi 24 janvier 2011 coupable d’escroquerie par un tribunal américain à Hawaii, et condamné à 90 mois de prison ferme, assortis de 3 ans de probation et du versement de 3,5 millions de dollars à ses victimes à titre de restitution.

Ce malgache, dont les parents avaient émigré aux Etats-Unis alors qu’il n’était âgé que de trois ans, pourrait aussi être renvoyé à Madagascar à l’issue de sa peine.

Patrick Rakotonanahary était accusé d’avoir répliqué à une moindre échelle l’escroquerie de Bernard Maddof.

Il avait mis en place un schéma de même type Ponzi, sur le marché des changes à Hawaï et ailleurs aux Etats-Unis. Rakotonanahary demandait à ses clients – et victimes – de l’argent pour investir en leur nom sur les marchés de devises internationaux, leur promettant des rendements hebdomadaires de 4% à 10% et leur présentant de fausses preuves de gain, à savoir les fonds déposés par d’autres clients. Tous ces pseudos-investissements étaient ensuite utilisés par l’escroc pour son usage personnel. Plus de 250 000 dollars auraient ainsi été versés par quatre investisseurs d’Hawaii.
C'est qui Madoff ?
Bernard Madoff (né Bernard Lawrence Madoff le 29 avril 1938 à New York) est un homme d’affaires américain, président-fondateur d’une des principales sociétés d’investissements de Wall Street : Bernard L. Madoff Investment Securities LLC.

Le 12 décembre 2008, il a été arrêté et mis en examen par le FBI pour avoir réalisé une escroquerie de type « chaîne de Ponzi », qui pourrait porter sur 65 milliards de dollars américains. Il a été condamné le 29 juin 2009 à 150 ans de prison, le maximum prévu par la loi. Si les montants en jeu étaient confirmés, ce serait la perte la plus élevée à ce jour causée par la fraude ou l'erreur d’appréciation d’un opérateur de marché, un employé ou un patron d’établissement financier.

Le 11 décembre 2010, l'un de ses fils, Mark Madoff, accusé d'avoir bénéficié indûment des manipulations financières de son père, a été découvert mort dans son appartement de Manhattan, a annoncé la police de New York. « Il a été retrouvé pendu. C'est apparemment un suicide », a déclaré son porte-parole. C'est le deuxième cas de suicide en relation avec l'escroquerie, le Français Thierry de la Villehuchet s'étant donné la mort dans son bureau de New York deux semaines après l'éclatement du scandale.

Typical Ponzi Scheme Involving Misleading of Customers, Misappropriation of Customer Funds, and False Account Statements Leads to Arrest of Patrick Rakotonanahary of Cyber Capital

March 15, 2010 – In a 23-page Complaint, CFTC alleged that Patrick Rakotonanahary (Rakotonanahary) and his Punta Gorda, Florida forex firm Cyber Market Group LLC (Cyber Market) fraudulently solicited money from public investors, claiming that they would use the money to trade off-exchange foreign currency contracts (Forex), in yet another typical ponzi scheme. Rakotonanahary and Cyber Market are not registered with CFTC, nor are they members of any registered futures association.

On March 15, Rakotonanahary was arrested. Additionally, the United States Attorney’s Office for the District of Hawaii (USAO) filed a criminal indictment again him for fraud, and the Department of Commerce and Consumer Affairs, Office of the Securities Commission (the DCCA) filed an administrative complaint aginst him.

Here are some highlights from the Complaint:

* Rakotonanahary, who holds himself out as the president/CEO of Cyber Market, promised returns for his clients from 4-10%, although his firm did not have the funds to make these payments
* Rakotonanahary made payments to his clients which he claimed were a result of profitable forex trading, when, in fact, the returns were simply money from the client’s own funds or other clients’ funds (this is called misappropriation of funds)
* Rakotonanahary and his firm made false claims about not losing money in forex trading for seven years and also failed to give his clients appropriate risk disclosure
* Rakotonanahary and his firm sent false account statements to clients which stated that their clients’ funds totaled $8 million, when, in reality, Rakotonanahary’s and his firm’s bank and trading accounts contained about $60,000
* Rakotonanahary and Cyber Market have not repaid their clients the total of their principal investments, despite their right to be repaid
* CFTC seeks permanent injunction against further violations of federal commodities laws against Rakotonanahary and Cyber Market, as well as fines, trading and registration banks, and repayment to customers.

Crime odieux à Ambohimangakely


Crime odieux à Ambohipiainana, Ambohimangakely. Après avoir été battue à mort, Julienne Ravoniarisoa, 55 ans, a été enterrée, à quelques dizaines de mètres de sa maison.
D’après les riverains, le meurtre a été perpétré le 17 janvier. Ce jour-là, la quinquagénaire était restée chez elle avec sa benjamine et son gendre, pendant que son mari travaillait dans les champs. « Lorsqu’il était rentré, sa fille et son gendre lui avaient dit que son épouse était partie à Ambatomena, Manjakandriana, pour superviser le sarclage de leurs rizières », rapporte Razily, un octogénaire qui habite dans le coin.
Sa fille suspectée
« D’habitude, elle revient au bout de deux jours, au plus. Une semaine après, j’étais passé pour demander de ses nouvelles, mais en vain », continue-t-il.
L’inquiétude montait chez son mari. Du coup, il a alerté ses six autres enfants.
Près de deux semaines plus tard, une odeur inquiétante remontait par moment dans la propriété. « Curieusement, la benjamine de la victime et son gendre ont quitté le village, depuis samedi », lâche Marguerite, une mère de famille qui l’a connue.
Revenu à la maison, le chef de famille a réalisé que sa fille était partie avec son amant sans laisser un mot.
Mardi vers 9h30, les autres enfants de la victime étaient venus au village. En fouillant aux abords de la maison, ils ont découvert, au fond d’un puits, un vêtement de leur beau-frère. Désemparés, ils ont donné l’alerte. Les riverains se sont rués sur place. Sentant une odeur suspecte, ils ont cherché dans tous les coins.
Une heure plus tard, une fillette a découvert l’endroit où le corps avait été enterré. « Le sol s’est affaissé lorsqu’elle a marché sur des feuillages, au pied d’un prunier. En creusant, nous avons découvert la dépouille », indique Razily.
Les gendarmes étaient venus sur place, en début d’après-midi, accompagnés d’un médecin. Leur conclusion est que la femme a succombé à un coup à la tempe. À la lumière des premières enquêtes, la défunte se serait dressée contre les relations que sa fille benjamine entretenait avec son amant, depuis quelques mois. Le couple est recherché par les forces de l’ordre.
Seth Andriamarohasina

Démon ou maladie ?

Une chose étrange s’est passée dans le village de Manarintsoa à Soanindrariny Antsirabe II. Selon les informations qui nous sont parvenues de là-bas, onze personnes ont été possédées par des esprits malfaisants et sont devenues comme enragées allant même jusqu’à mordre les autres personnes qu’elles croisaient dans les rues. Contacté par téléphone, le maire de Soanindrariny a confirmé la nouvelle tout en apportant des précisions. D’autres sources ajoutaient, en effet, qu’après avoir été mordues par ces personnes, les victimes étaient atteintes de cette sorte de maladie. Mais cette information n’est pas fondée, selon toujours le maire.

Les personnes malades sont issues de plusieurs familles différentes. Elles ne sont plus maîtresses de leurs mouvements une fois possédées. La crise se manifeste en trois étapes. Tous les membres de la personne sont d’abord crispés comme pour un épileptique. Puis, elle commence à délirer pour crier après : le voilà qui revient. Et tout le monde s’accorde à dire après avoir vu cette manifestation bizarre que le diable a pénétré son corps. Face à cette situation, l’intervention d’une centaine de « mpiandry » a été nécessaire pour une délivrance. Des séances de prières ont été organisées. Et l’intervention a porté ses fruits. Presque tous les possédés ont été délivrées du mal.

Un avion spécial pour les employées « gasy » au Liban

Après des négociations avec son homologue libanais, le gouvernement malgache est autorisé à rapatrier les 15 employées « gasy » emprisonnées au Liban. Par ailleurs, les 60 autres employées issues de la Grande Ile - victimes de tortures et d'autres actes de violence – qui sont actuellement hébergées à l'Institut Catholique au Liban, pourront également rentrer au pays. Il a été effectivement décidé hier, en Conseil des ministres, qu'un avion spécial sera affrété pour rapatrier toutes celles qui le désirent.

Appel. A cet effet, le président de la HAT a donné des instructions fermes au ministre du Travail et à celui de la Population, afin de lancer – par médias interposés – des appels aux parents des employées malgaches au Liban pour qu'ils fournissent leur identité et adresse. Andry Rajoelina a aussi donné l'ordre de fermer les agences de placement pour le Liban qui sont jugées défaillantes. Il devait même ordonner de recourir au service d'un avocat aux fins d'intenter des poursuites au niveau de la justice libanaise contre les patrons indélicats.

Il faut libérer Charles !!!!

Les natifs de la partie Sud - Est de Madagascar, regroupés au sein de l’association « Tatsimo Atsinanana miray », ont tenu une conférence de presse à La Rotonde à Besarety dans la matinée d’hier. L’objet de la rencontre avec la presse a été l’incarcération du Colonel Charles Andrianasoavina et des autres responsables du coup d’Etat avorté de la Bani d’Ivato.
Plus précisément, les membres de cette association ont demandé purement et simplement : « la libération immédiate et inconditionnelle » du Colonel Charles Andrianasoavina d’un côté et des autres Officiers qui ont été impliqués avec lui dans cette affaire de l’autre. Selon les explications de ceux qui font cette revendication peu banale : « que ce soient les gouvernants ou les gouvernés, chacun a sa part de responsabilités dans ce qui s’est passé, aucun ne peut se vanter d’avoir entièrement raison. Puisque tout le monde se targue d’être patriote et a le droit de faire ce qui lui semble être mieux pour ce pays. Mais ceci doit se faire dans un total respect mutuel, de manière à préserver la paix et l’unité nationale ». Avant d’ajouter : « l’association « Tatsimo Atsinanana miray » estime qu’étant donné que l’Armée est le pilier de l’unité et de la souveraineté nationales, la réconciliation doit commencer à son niveau. Aussi, revendiquons - nous, tout d’abord, la libération immédiate et inconditionnelle du Colonel Charles Andrianasoavina qui est un fils du « Tatsimo Atsinanana miray » et des Officiers mis en prison comme lui à cause de cette affaire de la Bani. Et puisque l’Armée est unie, nous clamons également la libération des Officiers emprisonnés à cause de l’affaire Fign ». Et pour plaider la cause de ces Officiers, les membres de cette association avancent que le Colonel Charles n’a pas agi seul, et qu’il était le porte - parole de ses compagnons d’infortune. Allant plus loin, ils affirment que « pour être qualifié de coup d’Etat, cet acte aurait dû être effectué avec des chars et des armes de guerre à l’appui ».
Puis, comme il fallait ratisser large, les membres de l’association « sont convaincus qu’il ne serait que justice de procéder également à la libération inconditionnelle et immédiate de tous les prisonniers politiques civils et militaires (en l’occurrence ceux qui sont détenus à Toliara et Ambatolampy), qu’ils aient été déjà jugés ou non ».
Etant donné la nature de la cause défendue, il n’était guère étonnant de voir sur les lieux les membres des trois mouvances, comme Lalatiana Ravololomanana, Tabera Andriamanantsoa ou Régis Manoro. Ces derniers temps, la revendication de la libération « immédiate et inconditionnelle » de certains prisonniers qu’on qualifie d’emblée de « prisonniers politiques » est devenue monnaie courante. Comme si le fait d’englober ces personnes dans ce qualificatif les rendait innocentes et qu’elles avaient été mises en prison de façon arbitraire. Le comble est que le motif de ces revendications plutôt singulières est la préservation de l’unité nationale. C’est à se demander ce qu’il ne faut pas entendre ! Pour ne pas s’étandre trop, on se doit juste de rappeler aux auteurs de ces revendications que « l’unité nationale » exige également que les infractions, comme l’atteinte à la sûreté de l’Etat, ne restent pas impunies. Et qu’il ne suffit pas d’invoquer cette notion à tout vent pour justifier les agissements les plus irresponsables.
Recueillis par Efra Zanatsoa

C'est quoi un bon salaire à Mada ?

En ces temps de crise où les salariés attendent, sans trop y croire, à une hausse de leur rémunération, certains sont nettement privilégiés. Citons les membres du Parlement de la transition. Ces gens-là touchent au moins 3 millions d’ariary par mois (15 millions de fmg). Ce qui leur fait un confortable salaire annuel de 36 millions d’ariary. La rémunération moyenne des salariés issus du peuple est très loin d’un tel pactole. Le salaire des membres du Parlement est, en effet, 53 fois plus que le salaire moyen annuel d’un paysan (674 000 ariary) si l’on fait un petit calcul à partir du salaire moyen en milieu rural de l’Enquête périodique auprès des ménages (EPM 2010) de l’Institut national de la statistique (INSTAT). De qui se moque-t-on ? Le salaire des parlementaires est près de 26 fois le revenu moyen annuel de l’emploi salarial au niveau national. En ce qui concerne les fonctionnaires, rien n’est encore clair sur les agents de l’Etat concernés par la hausse salariale de 25% annoncée par le président de la transition. Quoi qu’il en soit, les fonctionnaires sont relativement mieux lotis par rapport aux autres salariés. L’EPM 2010 précise que le revenu annuel moyen des fonctionnaires est de 2 410 000 ariary. Cette moyenne est de 1 388 000 ariary pour l’emploi salarial dans le secteur privé.

Il s’agit de moyennes car si l’on regarde de près le traitement des fonctionnaires, l’inégalité est flagrante, même entre agents de même diplôme et de même nombre d’années d’expériences. Les avantages procurés par les statuts particuliers viennent encore creuser cette inégalité. C’est la raison pour laquelle des syndicats des fonctionnaires réclament l’instauration de la grille indiciaire unique pour les agents de mêmes diplômes et de même ancienneté. Mais si l’on avance que les fonctionnaires sont généralement mieux lotis, il faut aussi voir à quel point l’inflation à deux chiffres sous le précédent régime a miné le pouvoir d’achat des ménages. Et même si l’inflation est passablement maîtrisée depuis la crise, celle-ci aggrave la situation avec ses lots de misère pour la majorité. Cette dernière est d’ailleurs obligée d’adopter le système D dans le sens où l’emploi salarié qui procure une certaine stabilité, se fait rare. Il représente moins de 10% des emplois existants dont 3% dans la fonction publique. Sinon, 44% des emplois créés en 2010 sont des emplois indépendants. Une proportion qui reflète probablement la montée du secteur informel, une des voies pour surmonter tant bien que mal les difficultés engendrées par la crise. Mais même si l’informel est une bouée de sauvetage, il faut aussi souligner qu’il est souvent synonyme de précarité et de conditions de travail déplorables.
Comparé à l’année 2005, le taux de pauvreté a augmenté en 2010 selon l’Enquête Permanente auprès des Ménages réalisée par l’INSTAT entre juin et octobre 2010. Il se chiffre à 76,5% contre 68,7% il y a cinq ans, a annoncé Ravelomanantsoa Gérard, le directeur général de l’INSTAT, lors de la présentation des résultats descriptifs de cette EPM hier au ministère du Plan à Anosy. Et lui de préciser que le rapport sur les analyses et les commentaires des chiffres publiés officiellement, sera connu en mars prochain.

Inégalité de revenus.
Les plus touchés par la pauvreté sont les populations dans les régions de Vatovavy Fitovinany, d’Atsimo Andrefana, d’Androy et d’Anosy ainsi que de la SAVA. Il a été également évoqué lors de cette enquête que les 2/3 des chefs de ménage sont des agriculteurs ayant, dans la majorité des cas, des petites exploitations. Ils résident également dans une habitation construite avec des matériaux rudimentaires. Et parlant de revenu, une grande inégalité est observée entre les familles riches et les ménages pauvres. « En effet, la proportion de 20% des ménages les plus riches dans le pays accapare les 47% du revenu total », a rapporté Gérard Ravelomanantsoa. Quant au taux de chômage, cela a augmenté de 1 point mais ce sont plutôt les sous-emplois qui dominent sur le marché du travail, a-t-il précisé. L’augmentation en nombre des enfants qui travaillent est aussi constatée, suite à l’EPM 2010 financée par le PNUD, le FNUAP, l’UNICEF et la BAD.

Tuesday, January 25, 2011

Une maladie mystérieuse sévit dans la région D'Itasy

Au moins douze morts et six autres personnes gravement malades dans le Fokontany de Marosoko, commune Mahiatrondro (Analavory - Itasy) à cause d’une maladie inconnue qui sévit dans cette région depuis plus de deux semaines. Selon nos informations, les personnes malades souffrent d’une forte fièvre, accompagnée d’une diarrhée. Et d’après nos sources, une épidémie est à craindre.

Face à cette situation, les autorités sanitaires locales, accompagnées par quelques éléments des forces de l’ordre ont effectué hier, une descente sur place pour un constat de visu. Et selon ces hauts responsables, il s’agirait apparemment d’une maladie appelée « paratyphoïde ». Les fièvres typhoïde et paratyphoïde sont des infections causées par des bactéries qui sont transmises lors de l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés/ée par des selles. Une eau propre et un bon assainissement permettent de prévenir la propagation de la typhoïde et de la paratyphoïde. L'eau contaminée est l'une des voies de transmission de la maladie.
La maladie et son effet sur les populations

La fièvre typhoïde est une infection bactérienne des voies intestinales et du courant sanguin. Les symptômes peuvent être bénins ou graves et comprennent une fièvre prolongée pouvant être aussi élevée que 39°-40° C, des malaises, une anorexie, des céphalées, une constipation ou une diarrhée, des taches rosées sur la poitrine ainsi qu'une splénomégalie et une hépatomégalie. La plupart des sujets présentent des symptômes 1-3 semaines après l'exposition. La fièvre paratyphoïde a des symptômes similaires à la fièvre typhoïde mais elle est généralement moins grave.
Cause

Les fièvres typhoïde et paratyphoïde sont causées par les bactéries Salmonella typhi et Salmonella paratyphi respectivement. Les germes de la typhoïde et de la paratyphoïde passent dans les selles et l'urine des personnes infectées. Les personnes deviennent infectées après avoir consommé des aliments ou des boissons qui ont été manipulé(e)s par une personne infectée ou par de l'eau de boisson qui a été contaminée par des effluents contenant les bactéries. Une fois que les bactéries pénètrent dans l'organisme d'une personne, elles se multiplient et se propagent des intestins dans le courant sanguin.

Même après la guérison de la typhoïde ou de la paratyphoïde, un petit nombre d'individus (appelés porteurs) continuent à porter les bactéries. Ces personnes peuvent être une source d'infection pour d'autres. La transmission de la typhoïde ou de la paratyphoïde dans les pays les moins industrialisés peut être due à des aliments ou de l'eau contaminée. Dans certains pays, les coquillages provenant de fonds marins contaminés par des effluents constituent une voie d'infection importante. Lorsque la qualité de l'eau est bonne, et que de l'eau chlorée sous adduction à domicile est largement disponible, il est plus probable que la transmission survienne par des aliments qui ont été contaminés par des porteurs manipulant des produits alimentaires.
Distribution de la maladie

Les fièvres typhoïde et paratyphoïde sont courantes dans les pays les moins industrialisés, principalement du fait du problème de l'eau de boisson non potable, de l’élimination inadéquate des effluents et des inondations.
Ampleur du problème

Selon les estimations, l'incidence annuelle de la typhoïde est de 17 millions de cas environ au niveau mondial.
Intervention

Les interventions de santé publique permettant de prévenir la typhoïde ou la paratyphoïde comprennent:

* l’éducation pour la santé en matière d'hygiène personnelle, notamment en ce qui concerne le lavage des mains après l'utilisation des toilettes et avant la préparation de nourriture;
* la fourniture d'un approvisionnement en eau saine;
* des systèmes d'assainissement adéquats;
* la tenue à l’écart des porteurs en ce qui concerne la manipulation des aliments.

Les mesures de lutte pour combattre la typhoïde comprennent l’éducation pour la santé et le traitement antibiotique. Un vaccin est disponible, bien qu'il ne soit pas recommandé systématiquement sauf pour ceux qui auront une exposition prolongée à des aliments ou de l'eau potentiellement contaminée dans des zones à haut risque. Le vaccin ne fournit pas une protection totale vis-à-vis de l'infection.


En ce moment, un autre problème se pose, puisque deux cadavres ne sont pas encore inhumés. Les familles des victimes, originaire du Sud de l’île de par leurs us et coutumes, refusent d’enterrer les corps ; alors qu’ils représentent une principale source de contamination pour tout le village.

En attendant les rapports des analyses effectuées, l’origine exacte de cette maladie reste encore indéterminée.

L'Europe sur fond de crise

L'Europe, dit-on souvent, ne s'est jamais construite qu'en surmontant les crises. S'il devait à nouveau se confirmer, l'adage pourrait donner des raisons d'espérer à ceux qui doutent de la dynamique européenne en ces temps de crise existentielle : vu l'ampleur du séisme au sein de la zone euro, l'intégration, ou du moins la gestion collective de nos interdépendances, devrait bientôt faire des bonds.

Or, il suffit de lire les journaux, et pas seulement les éditoriaux de la presse anglo-saxonne, pour se laisser convaincre du contraire : la zone euro serait sur le point d'imploser, sous la double pression des marchés et de ses divergences internes. Un naufrage retentissant, à peine dix ans après le lancement réussi de l'Union monétaire, qui signerait l'échec d'un projet : l'Europe. Qu'en est-il au juste, après plus d'un an de lutte pour la survie de l'euro ?

A suivre les déboires de l'union monétaire, il est permis d'être pessimiste. Les économistes anglo-saxons, le Prix Nobel d'économie Paul Krugman en tête, qui ont toujours eu du mal à croire en l'euro, semblent tenir leur revanche. L'euro est-il viable, alors que le jeune édifice est déséquilibré faute de gouvernement économique, et budgétaire digne de ce nom ? "Non", répondent de nombreux experts, pas seulement eurosceptiques. Peut-il survivre, alors que les pays cancres ont longtemps vécu, grâce au bouclier constitué par la monnaie unique, sur le dos des vertueux, au risque d'être aujourd'hui rattrapés par leurs faiblesses ? Pas davantage, à en croire les Cassandre.

Plus largement, Jacques Delors en personne tire le signal d'alarme en pointant les risques de "démantèlement" de l'Union européenne, sous les coups de butoirs de la crise, et du retour des égoïsmes nationaux. Depuis 2008, ce sont les Etats qui font leur grand retour après avoir sauvé les banques et... leurs voisins. Or, sous la pression des formations populistes, les gouvernements défendent bec et ongles leurs intérêts nationaux, quitte à laisser libre cours à leur souverainisme. Espace Schengen, coopération énergétique, politique industrielle, chacun paraît tenté par le cavalier seul, par excès de confiance en ses propres forces, et par méfiance envers celles des autres.

Ces mêmes Etats n'hésitent pas au besoin à rabrouer sans ménagement les institutions qui sont censées être à l'avant-garde du projet européen. Au fil des sommets, Nicolas Sarkozy multiplie les piques contre Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne. Cette dernière a pourtant su mettre son indépendance au service de tous pour gérer la crise. Quant à Angela Merkel, la chancelière allemande, elle ne manque pas une occasion de s'en prendre à José Manuel Barroso, le président de la Commission, qui a, il est vrai, davantage de difficultés à exister dans la tempête. La crise a aussi compliqué à l'extrême les premiers pas d'Herman Van Rompuy, le président stable du Conseil européen, et du nouveau traité de Lisbonne, un outil encore incapable, en dépit des promesses, d'améliorer le fonctionnement et la visibilité internationale de l'Europe élargie.

Bref, l'Europe fonctionne sur un mode intergouvernemental : personne ne s'en plaindrait si l'exercice se révélait efficace, mais les déboires du tandem franco-allemand démontrent que le pilotage à vue par des dirigeants dépourvus de vision n'est pas toujours la panacée.

Et pourtant, l'Europe n'est pas encore morte. La crise est loin d'être close, mais la zone euro a su, dans l'urgence, répondre aux attaques spéculatives, et serrer les rangs pour tenter de les surmonter. Les progrès sont même fulgurants, quand on songe au point de départ. Voici un an, l'Allemagne s'abritait encore derrière la clause de "non-renflouement" (no bail out) d'un pays en difficulté pour retarder tout plan d'aide à la Grèce. Aujourd'hui, Mme Merkel a même accepté la mise en place d'un dispositif permanent de gestion de crise, en échange d'un amendement des traités qui va permettre de contourner le no bail out.

En mai, on pouvait douter de la détermination allemande à sauver la monnaie unique. Le pragmatisme de Mme Merkel semble l'avoir décidée à "tout faire" pour soutenir la stabilité de l'euro, comme elle le répète désormais avec M. Sarkozy et leurs homologues. Les Allemands ont compris que l'euro n'était pas seulement la monnaie des Grecs et des Irlandais, mais aussi la leur. Et ils ont su se montrer solidaires, tout en imposant leur "culture de la stabilité".

Une chose est sûre : la crise est en train de bouleverser les règles du jeu européen, et il serait inconséquent de ne pas en tirer les leçons. Les dix-sept membres de la zone, et leurs voisins qui s'inquiètent du sort de la monnaie européenne, l'ont compris. Tous tentent de trouver une parade durable en musclant les mécanismes de discipline budgétaire et de concertation économique. On est encore loin de la fédération budgétaire appelée de ses voeux par Jean-Claude Trichet. Mais une nouvelle Europe est déjà en train de naître. Reste à savoir si l'édifice sera capable de fonctionner, en dépit de l'absence évidente "d'esprit européen".

Francine Landau, un exemple à suivre



Francine Landau, une opératrice économique malgache résidant en France mais de passage fréquent dans la commune de Belobaka, son village natal, à Mahajanga a eu la brillante idée de planter 37 000 pieds de mimosa sur un terrain de 50 ha qui se trouve à Berivotra sur la RN4, à 50 km de la ville de Mahajanga. « Un geste exemplaire envers le pays que tous les citoyens devraient suivre, ce n’est ni une grande institution, ni une grande association qui a eu cette initiative, c’est une personne de bonne volonté avec des ambitions nationalistes » se félicite le chef de la Région Boeny, Rasoloniaina Jean Christophe Noël présent au 2 ème jour de plantation des acacia masium.

Francine Landau a obtenu gratuitement le terrain auprès du Service du domaine et de la topographie de Mahajanga en l’an 2000. Elle a fini de régler les procédures administratives en 2006. Un individu bien connu de la région affirme pourtant en être le propriétaire et a engagé des plaintes. « Je suis en possession de tous les papiers nécessaires me déclarant propriétaire de ce terrain » explique la dame. « Des perturbateurs sont venus il y a 2 jours lorsqu’on a commencé à planter, c’est de la violation des droits » s’insurge-t-elle.

Mais tout ceci ne semble pas faire paniquer Francine Landau. 10 000 pieds sont déjà plantés sur 10 ha avec des plantes d’ornementation le long du point kilométrique 50 de la RN4.

De par le bouche à oreille, les Fokonolona des villages environnants tels que Ambalakida, Betsako et Ambovondramanesy se ruent chaque jour pour participer aux travaux de plantation. Une personne est payée à 3000 ariary par jour. Elle a le choix entre former 20 trous de 30cm x 30cm, planter 100 pieds de mimosa ou recouvrir 60 trous. Ils sont plus d’une centaine à se partager les tâches.

« Ce reboisement intensif pense déjà aux générations futures », dit Francine Landau. « Que vont-ils apercevoir d’ici 15 à 20 ans si nous continuons les feux de brousse ? » lance-t-elle. Un technicien forestier est sur place pour superviser les travaux du Fokololona jusqu’à la fin du reboisement. Il procède en même temps au regarnissage des plants défaillants et apprend au Fokonolona la confection des pare-feux.

Un plante de mimosa coûte 60 ariary auprès du SNGF (Service National des Graines Forestières), qui a d’ailleurs conseillé à l’initiateur de ce grand projet de planter l’acacia masium, le nom scientifique du mimosa pour sa vocation agro-forestière. En effet, selon le technicien forestier, l’arbre de mimosa possède la quantité de calories adéquates pour la production de charbon de bois. Ses fleurs sont également très favorables pour élever des abeilles. Et déjà le propriétaire des lieux donne rendez-vous aux apiculteurs d’ici quelques années pour venir installer leurs ruches parmi les futurs arbres de mimosa. Les arbres, une fois grands, pourront également servir pour la fabrication de meubles.

Le prix de l'essence a augmenté

Les automobilistes devront désormais débourser entre 30 et 50 ariary supplémentaires dans leurs stations-service.

Ce qui a été annoncé comme inévitable est arrivé hier très tôt. La compagnie Shell était la première, la semaine dernière, à se décider à revoir le prix de son gasoil à la hausse, affiché actuellement à Ar 2 450. Compte tenu de la situation sur le marché mondial du brut, les autres compagnies, en l'occurrence, Jovenna et Galana Distribution lui emboîtent le pas mais vont plus loin.

Tous les produits

Ces entreprises ont appliqué la hausse sur tous leurs produits mais force est de constater que les opérateurs du secteur, affichent des prix différents. Alors, pour Jovenna, le gasoil qui est affiché à Ar 2 540 pour un litre de produit chez Shell coûte Ar 2 510 tandis que Galana propose un prix plus élevé de Ar 2 530. Il faut noter que pour ces deux opérateurs, le coût de gasoil était auparavant de ar 2480. La variation s'élève alors à 50 ariary par litre pour le gasoil.

Pour le super carburant, les compagnies qui ont augmenté leur tarif proposent le même prix. Ce produit est désormais affiché à 3 040 contre Ar 2 990 avant cette révision de prix, soit une hausse de 50 ariary également. Pour ce qui concerne l'essence tourisme, la concurrence est pour l'instant en train de jouer en faveur des consommateurs parce que les entreprises n'appliquent pas les mêmes tarifs. Ainsi, pour Jovena un litre d'essence SP 91 coûte Ar 3 040 contre Ar 3 020 dans les stations-service de Galana. L'augmentation du prix de ce produit varie alors de 30 à 40 ariary.

Aucune catégorie de consommateurs ne sera épargnée par la hausse des prix à la pompe. Les ménagères seront également touchées parce que le tarif du pétrole lampant augmente aussi, passant de ar 1 750 à ar 1 800, représentant un renchérissement de 50 ariary.

Contexte local

A en croire la décision prise par les opérateurs pétroliers de ne pas répercuter intégralement la hausse de 15 à 20% du coût du baril du brut, observée sur le marché international, l'on peut dire que les compagnies ont tenu compte du contexte local. Un pétrolier devait, en effet, confier la semaine dernière que la hausse qui sera appliquée constitue une simple bouffée d'oxygène pour les entreprises du secteur.

Faut-il noter que la révision de tarifs appliquée par les pétroliers varie de 1,6% à 2,8%. Les pétroliers effectivement sont loin des 20% de hausse sur le marché mondial.

Madagascar géré comme un département français

L’équipe du ministère de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation a reçu les membres de l’Association des Régions Françaises hier à Anosy. L’occasion pour le Ministre Hajo Andrianainarivelo d’annoncer qu’un Institut de la Décentralisation sera créé incessamment. Et ce, dans le dessein de former les cadres et les employés des collectivités territoriales décentralisées et d’améliorer ainsi la qualité de service. Afin de concrétiser ce projet, des techniciens issus du Centre de Formation Technique de Mayotte sont déjà dans nos murs. D’après le président des Régions Françaises, une cinquantaine de Régions en France interviennent dans la Grande Ile en ce moment. Cette délégation française se rendra dans la Région Itasy cette semaine. En effet, de nombreux projets sociaux y seront réalisés.Dans le cadre de la visite à Madagascar d’une délégation de la Région Aquitaine qui se tient depuis le 24 jusqu’au 28 janvier 2011, ladite délégation a été reçue par Andry Rajoelina à Ambohitsorohitra ce mardi 25 janvier 2011. Une délégation qui a été accompagnée par l’ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner. Cette situation rend plus officielle la visite, malgré le fait que la France ne reconnaît pas encore le régime de la Haute autorité de la transition (HAT).

Ce qui crée encore une fois une confusion dans les faits et gestes de la France envers la HAT et son président Andry Rajoelina. Les membres de l’Alliance des organisations de la société civile (AOSC), en la personne de Lalao Randriamampionona, ont déjà posé la question « que cherche la France ? ». Cette question avait été posée par Lalao Randriamampionona, de la plateforme de la société civile, membre à la fois de l’AOSC et de la CNOSC, lors d’une conférence de presse tenue le mardi 6 avril 2010 à Tsiadana, au siège de la PFNOSCM.

À l’époque, lors du passage d’Alain Joyandet sur le sol malgache à la fin du mois de mars 2010, Lalao Randriamampionona avait demandé la transparence sur cette visite de celui qui était alors secrétaire d’État à la Coopération, et qui était accompagné du conseiller du président Nicolas Sarkozy pour l’Afrique, André Parant. Soupçonnant la France d’avoir imposé une solution à Andry Rajoelina, elle avait demandé la transparence sur la rencontre entre Andry Rajoelina et Alain Joyandet. « Lors des différentes étapes des négociations des accords de Maputo, les donnes changent en chemin à cause des solutions imposées en cours de route » disait-elle.

Aujourd’hui, l’ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner, se présente à Ambohitsorohitra pour accompagner une délégation de la Région Aquitaine, et ce malgré l’absence d’une solution inclusive dans la résolution de la crise politique malgache. Ce qui met une fois de plus un point d’interrogation sur le comportement de la France, et les agissements de ses diplomates.

Tel père tel fils

Après 19 ans à la tête de ce grand distributeur de matériaux de construction, Ntsoa Andriamifidimanana a passé le flambeau, en 2010, à son fils Laza Andriamifidimanana. Ce dernier qui tient les rênes de Point Pacom en tant qu'administrateur général, a démontré lors d'une de ses premières apparitions en public qu'il a su hériter de son père cette ferveur dans la direction d'une entreprise. La relève est en marche au sein de Point Pacom, cette entreprise familiale 100% malgache. C'était le samedi 15 janvier dernier au CEMEAM Ilafy lors de la remise de médailles et de distinctions honorifiques à une partie du personnel de Point Pacom. Dans un court discours qu'il a prononcé, le jeune chef d'entreprise a surtout fait état de sa volonté de garder la place, parmi les leaders de Point Pacom, dans le domaine de la distribution de matériaux de construction. Point Pacom qui, d'ailleurs, aura bientôt son sixième point de vente à Sabotsy Namehana. Une extension à la hauteur de la volonté de cette entreprise d'apporter sa contribution au développement économique du pays.

Monday, January 24, 2011

Accord entre Rajoelina et Ravalomanana ?

Depuis samedi soir, on ne parle que de « ça », l’accord qui serait trouvé entre la mouvance TGV et la mouvance Ravalomanana sur la sortie de crise après environ trois semaines de discussions. Durant tout le week-end, tout le monde dit avoir entendu les rumeurs à ce sujet mais personne ne confirme. Dans les deux camps, on se contente de rappeler sans plus l’existence des négociations.

Cet accord s’inspirerait de l’accord de Maputo tout en prenant compte des réalités du terrain. Ainsi, une entente se serait dégagée sur le maintien du Conseil supérieur de la Transition et du Congrès de la Transition quitte à rajouter de nouveaux membres issus des autres mouvances sans pour autant remettre en question la composition des bureaux. La conduite du Comité national de réconciliation qui est prévu dans les dispositions transitoires de la Constitution de la IVème République, serait attribuée à la mouvance Albert Zafy. La pierre d’achoppement resterait la désignation du Premier ministre de consensus car un accord aurait été également trouvé sur la nomination d’un vice-président en la personne de Mamy Rakotoarivelo.

On sera fixé dans les prochains jours de la suite réelle des négociations tenues entre la mouvance Rajoelina et la mouvance Ravalomanana. En tout cas, l’unanimité des partis et des hommes politiques pro-TGV que nous avons approchés ce week-end pour obtenir une confirmation ou des détails de l’accord, s’insurgent contre cette éventuelle entente entre Rajoelina et Ravalomanana. « Ce serait de la trahison », disent certains qui attendent cependant de voir avant d’y croire. D’autres y voient une « nouvelle manoeuvre Merina pour rester au pouvoir».

L’approche ethnique de la chose est d’ailleurs rapportée sur le cas de Mamy Rakotoarivelo. On ne sait pas si par animosité personnelle ou à la suite d’un constat des faits mais certains crient ouvertement « pourquoi on doit encore choisir un Merina qui n’a pas réussi en politique ni en sport où il vient d’être destitué de la présidence du Comité olympique malgache ? » Curieusement, le pseudo accord ne parle plus que d’un seul vice-président contre 2 dans l’accord de Maputo.

Le nom d’Emmanuel Rakotovahiny n’est plus entendu nulle part alors que son co-président issu de Maputo, Fetison Andrianirina, croupît à Tsiafahy où il semble se résigner. On remarque, en effet, que M. Andrianirina est devenu subitement silencieux. A moins qu’à Tsiafahy, lui et ses co-détenus se sont mis d’accord pour se relayer de faire du bruit médiatiquement. Aujourd’hui, c’est un certain colonel Charles qui défie la loi, l’éthique et le pouvoir qu’il a adulé puis honni au point de vouloir le renverser.

Au-delà de la question ethnique qui a été également soulevée par Gilbert Raharizatovo et son miniscule parti lequel exige que le futur Premier ministre ne soit plus Merina ni Betsileo, ce pseudo-

accord entre Rajoelina et Ravalomanana est, sans aucun jeu de mot, exclusif. A croire les rumeurs, eux deux se seraient ainsi entendus et la crise n’existe plus. Albert Zafy et Didier Ratsiraka et les 20 Millions de Malgaches n’auraient donc été que de vulgaires marionnettes que la communauté internationale et ses médiateurs ont manipulées à leur guise en attendant de voir sur quel chemin on va mettre le gros navire Madagascar. Car si aujourd’hui, un accord entre

Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana a été effectivement trouvé, on aura perdu 2 ans, du pouvoir d’achat et de l’espoir. Dans ce cas, aucun d’eux ne mérite plus de diriger le peuple malgache.

Sunday, January 23, 2011

Encore une femme malgache tuée au Liban

Nous aurions pu parler de l'affaire " Colonel Charles" suite à ses révélations sur la prise du pouvoir en 2009 et qui sont diffusées au complet sur internet ( une 20taine de noms cités ), mais nous avons choisi de "focuser" sur cet énième cas de femmes malgaches mortes au Liban. Le corps de l'une d'entre elle a été rapatrié hier encore. C'est un drame social qui devrait être pris à bras le corps pas les autorités : il faut stopper purement et simplement l'immigration légale au Liban et INTERDIRE toutes ces pseudo agences de placement qui ne font que du traffic de femmes. Dans la détresse économique du pays, il y aura toujours des candidates au départ, mais il est du devoir de l'Etat de protéger les citoyens en interdisant formellement la destination " Liban" , un pays ou les malgaches perdent leur dignité humaine pour satisfaire le bon vouloir de quelques bourgeois libanais engraissés au chawarma. C'est pas sympa, mais nous malgaches, ne tuons pas de Libanais aux dernières nouvelles ! Sont ils donc si sauvages que cela dans ce pays ??? Nous n'avons en tous les cas aucune espèc de sympathie pour eux depuis ces histoires et ce n'est pas leur guerre civile interne qui nous appitoiera sur leur sort. Bref, on ne pourra pas aller contre les initiatives individuelles malgaches à l'image des immigrés africains qui traversent la mer coute que coute pour rejoindre l'Europe, mais au moins, prenons une position officielle sur ces agences de placement vers le liban : interdisons les ! Interdisons de se faire de l'argent sale sur la détresse humaine. Que le ministère de la population prenne des mesures strictes contre cela. Que le ministère du travail enquête sur ces agences. Il est dommage qu'il n'y ait pas une association pour porter plainte contre ces agences pour "tromperie et traite humaine". L'esclavage c'est fini, ces agences n'ont pas à jouer les rabatteurs de chaire frâiche ! Voila, c'était l'édito coup de gueule du week end !

Le prix du pain augmente


Le prix de la baguette connaît une hausse de 25%. L'augmentation
du prix de la farine est invoquée comme cause.
Suite à la hausse du prix de la farine, d'Ar 100 000 à Ar 105 000 le sac, certains boulangers ont décidé d’augmenter à Ar 500 le prix de la baguette de pain aux consommateurs à partir de ce week-end, si elle était proposée à 400 ariary auparavant.
« Nous avons vendu nos pains depuis le dernier trimestre de l’année précédente et le début du mois de janvier à prix sacrifié. Le manque à gagner à atteint jusqu’à un taux de 50%. Ce n’est pas logique si nous risquons notre commerce en vendant à perte avec l'augmentation du prix de la farine », se justifie un boulanger.
Les habitudes alimentaires quotidiennes des Tamataviens connaîtront un chamboulement, après ce nouveau prix du pain pratiqué à partir de ce week-end.
Déjà, les galettes à la malgache ont enregistré une hausse de prix. Ainsi, le
« mofogasy » et le « ramanonaka » sont vendus à Ar 70 si on peut en acheter à Ar 50 auparavant, et le prix du « menakely » a augmenté de 50 ariary et est devenu Ar 200 actuellement.
Avis partagés
La farine est quasiment importée depuis deux ans en Egypte, Europe et Thaïlande, après la fermeture de l’usine Mana de Tiko en 2009 et de Kobama - Le moulin de Madagascar en 2008.
D’autres boulangers ne partagent pas cette décision de leurs collègues d'augmenter le prix du pain, cette fin de semaine. Pour eux,
« on peut diminuer le poids de la baguette et maintenir le prix à Ar 400 aux consommateurs ».
« Le pouvoir d’achat des gens devient de plus en plus faible après le 22 mois de crises. Si nous décidons encore la hausse du prix du pain maintenant, la vente sera obligatoirement en chute », argumentent-ils.
Depuis la crise, la vente du pain est de plus en plus en baisse. « Si nous avions effectué deux livraisons aux détaillants avant, maintenant nous ne faisons qu’une seule avec la quantité réduite de 40% à 50% », constatent ces boulangers.

Il n'y a pas d'âge pour entretenir son corps

Investir à Madagascar

La crise empêche aux investisseurs d'avoir totalement confiance au pays.

Un pays à risque. Madagascar l'a toujours été si l'on s'en tient aux notations risques pays de la COFACE. Mais la situation s'est aggravée depuis 2009 en raison de la crise politique dont personne n'ignore plus les impacts sur la situation économique.

Incertitude

« La tentative de putsch militaire organisée le jour du référendum illustre la fragilité de la situation politique ». Cette conclusion de la COFACE dans son appréciation du risque pays pour Madagascar, résume la position de la communauté internationale des affaires sur le contexte politico-économique qui prévaut actuellement au pays. Une conjoncture marquée par une incertitude où personne ne sait de quoi demain sera fait. Une incertitude qui provoque évidemment cette hésitation de la part des richissimes financiers internationaux qui ont eu l'intention de venir à Madagascar mais qui, par la suite se sont ravisés. Jusqu'à présent, à l'exception de Wisco qui continue les prospections à Soalala, on n'a pas encore vu les Saoudiens ou les Chinois, pourtant annoncés en grande pompe par la HAT.

Très incertaines

Une réticence finalement compréhensible de la part de ces investisseurs qui ont probablement consulté toutes les informations sur Madagascar avant de décider de s'installer effectivement. Des informations qui ne sont évidemment pas bonnes. Pour la COFACE par exemple, Madagascar est encore classé dans la catégorie C. Un pays caractérisé par des perspectives économiques et politiques très incertaines et un environnement des affaires comportant de nombreuses lacunes qui sont de nature à détériorer sensiblement le comportement de paiement. Et, où la probabilité moyenne de défaut des entreprises est élevée » Un pays à risque pas très attirant pour les investissements, en somme.

Consensuelle

Seule consolation: l'économie n'a pas encore totalement sombré malgré la crise. « Après avoir considérablement souffert de la crise politique et de la crise économique mondiale en 2009, l'économie a légèrement progressé en 2010 grâce, notamment, à une récolte record de riz, au retour au calme tant dans l'industrie que dans le secteur informel, au paiement par la Chine d'un bonus de 100 millions de dollars pour une concession de minerai de fer, ainsi qu'à la renaissance de l'activité touristique. Ainsi, malgré le gel d'une large part de l'aide étrangère suite au coup d'Etat de mars 2009, l'économie ne s'est pas effondrée. La politique économique s'est adaptée à la nouvelle situation, ce qui a permis de limiter la détérioration des finances publiques et de contenir l'inflation. Le service de la dette extérieure a été assuré. Une situation fragile qui risque cependant de s'aggraver. A moins que les politiques trouvent enfin cette fameuse sortie de crise consensuelle qui permettra de débloquer les aides internationales et de sauver l'économie.

Saturday, January 22, 2011

Friday, January 21, 2011

Baby Doc voulait tout simplement récupérer son argent resté en Suisse

Jean-Claude Duvalier, l'ancien président haïtien, serait revenu en Haïti après vingt-cinq ans d'exil en France non pas pour tenter de reconquérir le pouvoir, mais pour pouvoir récupérer quelque 6 millions de dollars bloqués en Suisse, selon un article publié jeudi 20 janvier par le New York Times.

Officiellement, "Baby Doc", inculpé mardi de corruption et de détournements de fonds, n'a toujours pas expliqué les raisons de son surprenant retour au pays, dimanche dernier. Dans cet article du quotidien américain, la journaliste Ginger Thompson écarte l'hypothèse d'une tentative de retour au pouvoir de M. Duvalier et avance une explication inédite.

"Le retour risqué de M. Duvalier chez lui pourrait avoir été motivé par une autre raison : l'argent", écrit-elle. "Bien que M. Duvalier ait été pendant longtemps accusé d'avoir pillé 300 millions de dollars en Haïti avant de s'enfuir, il y a près de vingt-cinq ans, ses avocats et amis ont toujours assuré que tout cet argent avait été gaspillé par un train de vie fastueux et des achats de bijoux, châteaux et voitures de luxe ainsi que par le divorce très coûteux d'avec son ex-femme", poursuit-elle.

6 MILLIONS DE DOLLARS BLOQUÉS EN SUISSE

Or, explique-t-elle, il resterait encore 6 millions de dollars bloqués sur un compte en Suisse, et que M. Duvalier voudrait bien récupérer. Et l'explication donnée par un de ses avocats, Gervais Charles, selon laquelle Baby Doc voudrait récupérer cet argent "simplement pour pouvoir le donner à la Croix-Rouge" ne semble pas convaincre.

En 2010, "quelques heures seulement avant le tremblement de terre", la Suisse avait estimé qu'au moins 4,6 millions de dollars pourraient être rendus aux Duvalier, ce qui avait alors provoqué un tollé.

Les autorités suisses avaient alors réagi en adoptant ce qui fut surnommé la "loi Duvalier", et qui permettrait aux pays ayant été spoliés par des dictateurs de pouvoir récupérer plus facilement ces bien mal acquis. Mais cette loi ne prendra effet qu'au 1er février et, jusqu'à ce jour, les Etats qui déposent des plaintes pour réclamer de l'argent volé auprès de la Suisse doivent encore démontrer qu'ils ont commencé une enquête sur le voleur présumé avant que des fonds puissent être rendus.

"C'ÉTAIT UN PARI, TOUT SIMPLEMENT"

"Donc, démontre Mme Thompson, si M. Duvalier avait pu se glisser dans le pays et en repartir en toute tranquillité, sans incident, comme il avait originellement prévu de le faire, il aurait pu arguer que Haïti n'ayant pas engagé de poursuites judiciaires, cet argent était le sien."

Le calcul de M. Duvalier était donc que Haïti se trouve actuellement dans un état de faiblesse tel, notamment administrative, qu'il lui était impossible d'engager des poursuites contre lui.

Selon un analyste proche du gouvernement interrogé par la journaliste et qui a tenu à garder l'anonymat, "c'était un pari, tout simplement". "Il a parié parce qu'il n'a plus d'argent et que sa santé est déclinante, qu'avait-il à y perdre ?"
Le Monde.fr

Les voitures d'occasions se vendent bien


Les rues de la capitale et des autres villes du pays sont envahies par des véhicules avec des immatriculations étrangères.

Le marché de l’automobile dans sa globalité souffre de la crise. Certains concessionnaires ont déjà fait part de la situation de leur entreprise mais la réalité semble être tout autre pour les opérateurs qui importent des véhicules d’occasion.

Utilitaires

On affirme au sein de cette filière que le marché parvient à se maintenir malgré les difficultés. «Il y a toujours une demande à satisfaire sur le marché des véhicules d’occasion», c’est ce qu’a indiqué un de ces opérateurs ayant installé son commerce à Anosy, dans l'ancien marché des fleurs. Celui-ci vend notamment des minibus et il affirme que la demande pour cette catégorie de véhicule est assez stable. «Certes, l’on n’en vend pas tous les jours mais l’on peut dire qu’il y a des clients». L’interlocuteur confie alors qu’il vend ses minibus Mazda entre Ar 20 millions et Ar 25 millions. «Pour le moment, ce sont ces voitures qui se vendent le mieux», fait-il encore savoir. D’autres importateurs proposent également d’autres marques de véhicules utilitaires telle la Mercedes Sprinter, qui est aussi très à la mode ces derniers temps. Ces voitures coûtent cependant un peu plus cher.

Nouveaux importateurs

Un autre importateur de véhicules d’occasion, mais travaillant sur une autre frange de marché, se spécialisant dans la vente de voitures particulières, indique, quant à lui, que la crise est ressentie au vu du comportement des clients. Celui-ci explique qu’à la différence des gens qui achètent un véhicule dans le dessein de s’en servir comme outil de travail, la clientèle qui vient acheter des voitures particulières prend du temps pour se décider. Ceci explique le fait que le vendeur met plus de temps à vendre une voiture. «Le fonds tourne moins vite et la fréquence des importations suit le même rythme», explique-t-on encore.

Certains de ces opérateurs expliquent qu’ils font ce métier depuis des années et reconnaissent quand même que cette crise est très différente des précédentes. Même ceux qui arrivent à vendre affirment que les choses ont changé. Ils font remarquer par ailleurs que beaucoup de nouveaux importateurs ont fait leur apparition sur le marché ; rendant ainsi la concurrence beaucoup plus ardue. Or, en face, la demande est confrontée à une diminution de pouvoir d’achat. Les achats de voitures, à moins qu’il s’agisse d’un investissement lucratif, ne sont plus prioritaires pour un grand nombre de gens.

Renard

Video - Comment voler une voitureVidéo extraite de Caïds des cités où l'on fait connaissance avec un homme de 28 ans, Renard, qui a bien voulu de la caméra de l'émission pendant le vol d'une Mini, et où il échappe aux voitures de police qui le collaient au cul, bien dangereux tout ça.

Thursday, January 20, 2011

Bernard tapie va créer une école de commerce pour les sans emplois

Son séjour dans la Grande Ile a créé une polémique tant au niveau des simples citoyens qu’à celui de certains politiciens, et c’est pour mettre fin à l’ambigüité de la situation que Bernard Tapie a choisi de s’entretenir avec la presse. Ainsi, sa visite ne revêt aucun caractère politique, car il y a longtemps qu’il a tourné la page sur sa carrière politique. Mais il semble que quelques observateurs essaient de politiser son passage.
Ayant pris sa retraite dans toutes ses activités dans le domaine des affaires ainsi que celui de la politique, Bernard Tapie, assisté de son fils, Laurent Tapie, est venu tendre la main aux jeunes malgaches et ceci, dans son projet de créer des écoles de formation professionnelle, dont la situation de chômage et l’absence de formations constituent les principaux critères d’admission, sans aucune pensée pour son profit personnel.
« J’ai choisi la jeune Nation malgache, parce que mon fils Laurent Tapie entretient un lien d’amitié avec un personnage jeune et très important dans ce pays, et c’est pour cette raison que nous avons choisi Madagascar pour monter ce projet », a avancé Bernard Tapie, tout en rappelant que « j’ai pu jusqu’ici former 10 000 jeunes en France dans le domaine entre autres de la finance, du média, du marketing et j’espère bien que les jeunes malgaches pourraient profiter de mon expérience en la matière. En interne, ils bénéficieront d’une formation de 6 mois ».

Un homme de compétence
En passant, il a indiqué qu’« aucune obligation n’engage l’Etat malgache à ce projet, tout comme moi je n’ai pas de compte à rendre envers l’Etat malgache. Néanmoins, je n’aurais pas pu me lancer dans ce projet sans avoir l’aval des autorités compétentes dans le pays et nous avons la volonté commune d’aider les jeunes. J’ai également rencontré l’Ambassadeur de France pour lui faire connaître ce projet et je crois que c’est la moindre des choses ».
Profitant de l’occasion, Bernard Tapie a survolé la situation politique dans le pays. « Sincèrement, j’ai été bluffé avant ma venue dans la Grande Ile. Je ne m’attendais pas à voir devant moi un Président, que je qualifie d’homme de compétence, très mûr par rapport à son jeune âge, très chef d’Etat, et je suis optimiste quant à l’avenir de cette jeune Nation avec un Président jeune », a continué d’expliquer ce dernier.
Concernant justement la crise malgache, il a précisé que « contrairement à ce que certains ont véhiculé, on sent qu’il y a consensus dans la recherche de sortie decrise et la Communauté internationale ne cesse d’entreprendre des efforts pour que Madagascar rentre dans le cercle normal et ceci, à travers des élections rapides. Vous avez besoin d’une reconnaissance internationale et vous le méritez ». Ainsi, « je suis confiant que le pays est sur la bonne voie de sortie de crise et mon ambition de créer ces écoles de formation en est la preuve », a – t – il continué.
Il a par la suite tenu à préciser que « si je suis venu à Madagascar, c’est parce que j’aimerais travailler avec une Nation enthousiaste, jeune et ambitieuse, quel que soit son Président ».
Bernard Tapie n'investira pas dans les grands projets présidentiels. L'homme d'affaires adopte une tout autre démarche.

Le célèbre homme d'affaires français, Bernard Tapie va créer une école de formation en commerce à Madagascar. C'est ce qu'il a annoncé lors d'une conférence de presse hier soir à l'Hôtel Colbert. Je vais mettre en place avec mon équipe les mêmes écoles qui ont été créées en France.

M. Bernard Tapie a nourri un bel optimiste à l'issue de son voyage de trois jours, pendant lequel il a eu l'occasion de parler de son projet avec le Président de la Transition Andry Rajoelina. «Je repars content, heureux et confiant», a-t-il annoncé. Et d'ajouter : «Ce que je fais, je le fais pour une nation et ce qui pourrait se passer d'ici quelques mois n'y changera rien. Je viens pour le plaisir de faire ce que je sais faire». Il a assuré qu'il n'a pas discuté d'autres projets avec le Président Andry Rajoelina en dehors de cette école.

Gratuite

Détaillant un peu son projet, il fait savoir que la formation sera gratuite, la structure bénéficiant de financement. L'école sera destinée à des jeunes qui sont sans emploi et qui n'ont pas de formation. Une manière de dire que son école ne rentrera pas en concurrence avec les structures déjà existantes dans le pays. Il indique également que les jeunes stagiaires suivront un cursus de six mois, et l'effectif, qui évoluera en interne, sera limité à cinquante. L'homme d'affaires d'assurer qu'il a déjà créé 6 écoles similaires en France et le nombre d'effectifs s'élève en ce moment à 10 000 jeunes. Les jeunes promus seront recrutés par des entreprises qui sont dans le besoin. La demande dans le métier du commerce est encore énorme, a-t-il indiqué.

Par ailleurs, M. Bernard Tapie a assuré qu'il n'y a aucun contrat qui l'engage avec l'Etat malgache. Il a affirmé que le processus est enclenché et qu'il compte bien inaugurer son établissement au mois de septembre prochain.

Le curé refilait les dons à son amant, qui s'achetait de la drogue avec, Amen


C'est le démantèlement d'un réseau de trafiquants de drogue qui a mis à jour la vie cachée d'un prêtre du Gard.

Suite à des interpellations en juin 2010, plusieurs personnes sont arrêtées et placées en garde à vue la semaine dernière à Nîmes.

Parmi elles, deux frères. Si l'un est dealer, l'autre est arrêté pour consommation d'une importante quantité de cocaïne.

Pendant son audition,le jeune homme a avoué qu'un curé avec lequel il a une liaison amoureuse depuis 4 ans, lui donne régulièrement de l'argent.

Interrogé à son tour, le curé a reconnu ses dons.
"Je lui ai donné ces sommes pour qu'il puisse vivre et faire la fête." Il aurait cependant juré ne pas savoir que "son amant achetait aussi de la drogue avec cet argent" rapporte le quotidien La Dépêche.

Non seulement l'ecclésiastique aurait donné toutes ses économies à son amant ( environ 200.000 €), mais il lui aurait également offert l'argent qu'il avait récolté auprès de ses paroissiens pour réparer le toit de l'église.
L'Evéché du Gard, informé, s'est engagé à rembourser les donateurs.

Le prêtre a été laissé en liberté. Trés affecté il ne "souhaite pas s'exprimer sur cette affaire" mais il déclare que "malgré tous ces tourments sa foi était toujours intacte".

Tuesday, January 18, 2011

Bébé Doc s'est jeté dans la gueule du loup


L'ancien président Jean-Claude Duvalier a été officiellement inculpé, mardi 18 janvier, par la justice de son pays de corruption, vol et détournement de fonds pendant ses années au pouvoir (1971-1986) à Haïti. "Son sort est désormais entre les mains du juge d'instruction", a déclaré le procureur général, Aristidas Auguste. "Nous avons déposé une plainte à son encontre." Il appartiendra désormais au juge d'instruction de décider de poursuivre ou non l'affaire au plan judiciaire.

L'ancien dictateur et son épouse avaient quitté leur hôtel de Port-au-Prince un peu plus tôt dans la journée sous escorte policière. Arrivés dimanche à la surprise générale en Haïti, ils étaient descendus dans l'entrée de l'hôtel entourés de policiers et de leurs avocats. M. Duvalier, non menotté, était souriant.

"PRÉSIDENT À VIE"

M. Duvalier "est conduit au parquet pour une communication du dossier", avait déclaré Gervais Charles, son avocat. Il "va être arrêté", avait de son côté affirmé peu avant une source judiciaire, au moment où la dizaine de policiers pénétrait dans l'hôtel Karibe. D'après son avocat, l'ex-dictateur a été conduit dans le bureau du procureur Aristidas Auguste, pour y être interrogé. "Le procureur va présenter un dossier qui sera entendu en présence d'un juge d'instruction et ses avocats", a-t-il ajouté.

Un quart de siècle après avoir été contraint à l'exil par une révolte populaire, Jean-Claude Duvalier est revenu à Port-au-Prince dimanche 16 janvier. Le retour surprise de l'ancien dictateur, qui a longtemps vécu en exil sur la Côte d'Azur, menaçait de compliquer davantage la situation en Haïti, plongé dans une crise politique à la suite d'élections entachées de fraudes à la fin novembre.

A sa descente d'avion, l'ancien "président à vie", âgé de 59 ans, avait déclaré être revenu "pour aider le peuple haïtien et lui témoigner sa solidarité". Selon une source diplomatique à Port-au-Prince, M. Duvalier posséderait un billet de retour pour la France daté du jeudi 20 janvier.

Les salaires des fonctionnaires seront augmentés de 10à 25%

Les vœux de l’ensemble des agents de l’État, les fonctionnaires, ont été exaucés ; le président de la Haute autorité de transition a augmenté de 10% les salaires de tous les fonctionnaires. Mieux, il a augmenté le salaire minimum d’embauche des fonctionnaires de 25%. Sans autres précisions. Tout le monde à Iavoloha a applaudi.

D’habitude, les augmentations de 10% prennent cours le 1er janvier de l’année en cours mais le président de la Haute autorité ne l’a pas indiqué. Il paraît selon Hery Rasoamaromaka sur TV Plus dans l’émission Invité du Zoma de ce vendredi soir du 14 janvier 2010, que tout cela était prévu dans la Loi des Finances. Ce qui signifie que dès la prochaine paie, sauf lenteur administrative, les fonctionnaires peuvent s’attendre à cette augmentation.
Les employés du secteur privé pourront-ils espérer le même traitement ? Le contexte économique laisse planer le doute à ce propos car c’est à peine si le secteur tourisme par exemple se relève-t-il de la crise. Dans ce secteur on lance certes des avis d’embauche mais les responsables ont déjà expliqué que les salaires ne sont pas encore ceux des années 2008 ou 2007. Ou bien cet État qui a réussi à honorer les échéances des dettes et qui ne s’est pas endetté ou qui n’a pas usé de la planche à billets, est-il en mesure de subventionner le secteur privé ?

« Aucun fonctionnaire ne reçoit plus moins de 120 000 ariary actuellement ». C'est ce qu'a déclaré, hier, le ministre de la Fonction Publique et du Travail, en marge de la cérémonie de présentation de vœux de ce département ministériel. En fait, le salaire minimum de la fonction publique est donc de 120 000 ariary. Avec le projet d'augmentation de 25% du salaire minimum, le fonctionnaire le moins payé recevra donc 150 000 ariary. A noter que selon toujours ce ministre, 30% des fonctionnaires sont actuellement payés au salaire minimum. En tout cas, les deux départements ministériels concernés (Finances et Travail) vont travailler pour l'application de ces hausses de salaire.

À certains égards, cette décision serait encore une fois pas trop réfléchie ni concertée avec les patrons d’entreprise. Elle donne l’impression de verser dans le populisme car personne n’est sans savoir qu’une telle hausse des salaires provoque toujours des hausses des prix dans la vie quotidienne. Ne serait-ce pas un cadeau empoisonné ?

Le prix du riz demeure un problème cornélien

Les paysans risquent fort de voir se rééditer l’importante chute du prix du riz local pour la prochaine récolte, alors qu’ils ont beaucoup aidé l’économie du pays à ne pas sombrer dans l’abîme depuis 2009. « La source de ce problème ne sera rien d’autre que les mesures prises pour le riz importé dont le prix est fixé à 1 180 ariary/kg. Pour l’heure, ce produit est encore rare sur le marché, alors que l’arrivée des prochaines cargaisons coïncidera fort probablement avec celle de la première récolte de riz local. Et ce sera la catastrophe pour les paysans car ils devront suivre l’évolution des prix sur le marché s’ils veulent écouler leur production. Or, le coût de production ne cesse pas d’augmenter ». Cette explication est d’un spécialiste de la filière riz. Avec la parité fixe ariary/dollar fixée à 2 000 ariary pour 1 dollar et la réduction du frais de magasinage et de débarquement pour le riz importé, il craint fort que les paysans ne soient de nouveau les victimes d’un recul très important des prix du riz d’ici quelques semaines. Pour corser les choses, le pays dispose encore d’un stock de 136 000 tonnes de riz local. Ce stock a fait l’objet d’une rétention et de spéculation pendant plusieurs semaines. Mais au lieu de réguler le stock de riz local, l’Etat a pris la décision de « subventionner le riz importé » avec les mesures citées plus haut.

D’après notre interlocuteur, l’Etat risque ainsi de perdre sur plusieurs tableaux : il enregistrera des pertes avec la parité fixe ariary/dollar, une perte estimée à 2,5 milliards d’ariary ; les paysans qui ont sauvé l’économie au fort moment de la crise risquent de replonger dans une pauvreté accrue, le marché du riz pourrait être bouleversé au risque de conduire le pays dans une nouvelle crise du riz comme c’était le cas en 2004… Notre interlocuteur estime que si l’Etat veut subventionner les prix du riz, il ne devrait pas le faire en faveur des importateurs dont les activités sont loin de générer les mêmes avantages que les activités agricoles. Celles-ci créent des emplois avec à leur actif 73% des femmes et 74% des hommes de la population active selon les données officielles. Elles génèrent ainsi des revenus et contribuent à la redistribution des revenus sur une large base. Si elles bénéficient d’un appui plus fort de l’Etat, elles devraient aider le pays à sortir une bonne frange de la population de la pauvreté. Il fut un temps où l’Etat a décidé de subventionner les intrants via des Institutions de microfinance (IMF). Cette décision a hérissé les poils des bailleurs de fonds qui ne jurent que par le libéralisme effréné. Or, la pauvreté est essentiellement rurale et ne permet plus à la plupart des paysans de disposer des intrants nécessaires pour augmenter le rendement. Les grandes localités comme la capitale sont durement touchées par ce fléau non pas en permanence mais lors de crises politiques pendant lesquelles la pauvreté affecte de nouvelles franges de la population urbaine et plonge les plus pauvres dans la misère noire.

Monday, January 17, 2011

Un petit tour à Tana










Andry Rajoelina promet des investissements et 250.000 emplois

Sur le plan économique et social, le président de la Haute autorité de transition continue d’annoncer des projets et promet de gros investissements. D’abord le riz à 1180 Ar/Kg est depuis ce vendredi 14 janvier visible mais dans quelques points de vente seulement : Andravoahangy, Mahazo et Anosibe au lieu des épiceries et des autres marchés libres. Le sucre aussi sera bientôt vendu à 1500 Ar/kg avec la remise en marche de la SIRAMA et la création d’autres usines et l’extension des champs de canne à sucre, promet-il. Le pays sera indépendant d’ici peu en matière de produits de première nécessité, a-t-on compris, notamment en riz car il a évoqué les années 60 quand Madagascar s’était permis d’en exporter.

De grands investissements seront réalisés dans le domaine de la scolarisation. 4200 salles de classes sont à construire, couvrant une superficie de 170 000m2 à l’intention de 200 000 enfants en âge scolaire. Andry Rajoelina a également rappelé les projets en cours en matière de construction d’hôpitaux et de stades.

Le président de la HAT s’est engagé devant l’assistance et la nation à ce que 250 000 emplois soient créés car un projet de construction immobilière est prévu. Il s’agit du projet « Résidence des résidents » qui couvrira une superficie de 1 500 000m2 et qui fera quelque 2000 milliards d’ariary d’investissement. Le projet génèrera selon Andry Rajoelina une enveloppe de 500 milliards d’ariary de recettes fiscales pour l’État . En plus, un grand centre commercial sera construit dans la capitale.

le « Spirit of Adventure » a été attaqué en haute mer.


Après avoir fait escale à Hell-Ville, à Nosy Be, le « Spirit of Adventure » a été attaqué en haute mer.
La traversée a été rude pour les 348 passagers du « Spirit of Adventure », un luxueux bateau de croisière battant pavillon britannique. Après avoir levé l'ancre au port de Hellville, à Nosy Be, lundi, le paquebot a été pris pour cible par une embarcation suspecte au large de Mayotte. Jeudi, le navire faisait cap sur Zanzibar lorsqu'il a été pris en chasse par un hors-bord, comme ceux utilisés par les tyrans des mers qui sévissent dans cette zone.
Craignant le pire, Franck Allica, capitaine du navire, a lancé les machines à plein régime.Le Spirit of Adventure a réussi à distancer ses poursuivants. Après une vaine tentative d'abordage qui a duré environ cinquante minutes, les hommes qui se trouvaient à bord de l'embarcation suspecte ont fini par abandonner.
Surveillance des eaux
« Ce fut une épreuve vraiment terrifiante », relate Susie Browne, une femme de 73 ans qui se trouvait à bord du bateau de plaisance. « Par mesure de sécurité, les passagers ont pris place dans le salon », continue-t-elle. Pour sa part, l'équipage garde la tête froide, malgré cet événement.
« Nous ne pouvons confirmer s'ils étaient vraiment des pirates », avance leur porte-parole, Paul Green.
Le Spirit of Adventure était en croisière dans l'océan Indien pendant deux semaines. Après avoir fait escale à l'île Maurice, il a fait route sur Madagascar. Le navire de luxe a jeté l'ancre à Toamasina début janvier. Après une courte escale, il a continué sa traversée jusqu'à Antsiranana, ensuite à Hellville. « Le Spirit of Adventure a été escorté par une équipe de sécurité malgache au cours de sa traversée entre ces trois villes », indique un officier supérieur du Centre des opérations maritimes de Madagascar.
Aux dernières nouvelles, les éléments de la Base aéronavale d'Antsiranana et les forces navales du deuxième RFI seront mobilisés dans la surveillance des eaux territoriales malgaches.
« Cette prise de disposition peut faire ses preuves. Il n'est pas question de moyens mais de techniques et de stratégie », indique l'officier supérieur.

Les gros-porteurs escortés
Travaillant de concert avec les forces navales, le ministère des Transports a déjà mis en œuvre un dispositif de lutte antipiraterie. Les gros-porteurs qui ravitaillent Madagascar pourront être escortés, de même que ceux qui traversent nos eaux. Vendredi, le vaisseau « Trozona » a convoyé un gazier entre Morondava et Mahajanga.
Seth Andriamarohasina