Tuesday, November 30, 2010

Mais que demandent-ils ?



Ils veulent la paix, manger et poursuivre leurs études
Surtout ne leur promettait pas la lune, à défaut d'un croissant, un menakely suffirait.

Tantely est toujours là

Surprise ! Hier soir, un ancien parlementaire Arema nous a affirmé que Tantely Andrianarivo n’est pas parti en France. « Ce n’est pas un homme qui veut fuir, alors que le pays traverse une crise. L’ancien Premier ministre est toujours là. »

En effet, Tantely Andrianarivo a dirigé autour de lui, hier vers 17 heures, des responsables Arema afin de préparer le retour de Didier Ratsiraka. Ainsi, contrairement à certaines radios privées de la capitale, M. Andrianarivo n’a guère l’intention de quitter Madagascar. « L’ex-chef de gouvernement est prêt à prendre ses responsabilités, le jour venu. Pour ce faire, il doit bénéficier du soutien du parti Arema et de l’appui de l’amiral Ratsiraka… Ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute », a précisé notre interlocuteur.

Un groupe d'officiers menace et met en garde le régime...

Plus de pressions sur le régime, après l’ONU, un groupe d’officiers dont la majorité est issue de la 12ème promotion se dresse pour contrer le traitement infligé au Cl Coutiti Assolant. Une décision prise à la suite d’une réunion qui s’est tenue hier. Ces officiers ont lancé une sérieuse mise en garde contre le régime, à qui il est demandé de cesser immédiatement la torture faite sur les officiers incarcérés surtout à l’endroit de leur frère de promotion. « Si jamais la torture continue sur le Cl Coutiti, nous devrons réagir à notre manière » ont-ils indiqué. Ces officiers entendent également appuyer les femmes des officiers incarcérées. Ces dernières qui prévoient d’interpeller la Garde des Sceaux, Christine Razanamahasoa, pour le non respect des droits de l’Homme perpétré par son institution dans cette affaire. Une mesure qui sera plus que bienvenue pour les familles des prévenus, qui jusqu’à présent n’ont toujours pas pu visiter leurs proches et devaient se contenter des informations fournis par les administrateurs pénitenciers. Les problèmes de la grande muette ne semblent pas s’être envolées avec la mutinerie de la BANI.
Tanaview.

Riana libre


Riana Ranjeva a été condamnée à un mois d'emprisonnement avec sursis et bénéficie de dix jours pour faire appel de la sentence. La fille du Pr Raymond Ranjeva, Riana Ranjeva, ou plutôt Riana Ratsisalovanina, comme l'a si bien précisé son avocat lors de son plaidoyer, ainsi que des membres de sa famille ont manifesté leur soulagement au terme des 45 minutes du procès qui s'est déroulé sous haute tension.

Au début du procès, Riana Ratsisalovanina, décontractée et posée, a infirmé la charge qui pèse sur elle. « Il n'a jamais été question d'outrage, ni d'humiliation envers les forces de l'ordre. J'admets avoir élevé un peu la voix, mais je n'ai jamais humilié ni outragé les agents des forces de l'ordre », a-t-elle déclaré en réaction à l'« outrage envers les forces de l'ordre » qui lui est reproché. « Je leur (les agents des forces de l'ordre) ai demandé de baisser leurs armes car il n'y avait que mes enfants et moi ». Et les agents armés se comptaient par dizaines ce jour là, en uniforme et surtout en tenue civile selon les dires de la défense. « Selon la loi, un individu a le droit de demander aux agents de décliner leur identité, ainsi que l'objet de leur mission, de demander la permission d'entrer », a ajouté la défense.

Toujours selon Riana Ratsisalovanina, « je ne les ai pas laissés entrer tout de suite. J'étais seule et je leur ai dit que j'avais appelé mon mari et mon avocat ».

Réaction humaine

Me Vola Hasina Andriamanalina et Me Eric Andrianahaga, ses avocats, ont basé leur défense sur la réaction humaine de leur cliente. Car les avocats de la défense ont été très fermes. Pour eux, « le côté humain explique le ton un peu élevé » de la prévenue. En outre, des coupures de journaux, des éditions faisant état d'attaques à main armée et de banditisme ont été remises au tribunal. Par ce geste, les avocats ont voulu justifier le fait que l'accusée était en droit de se protéger, vu l’insécurité. Et d'ajouter que « certains des agents présents ce dimanche étaient en tenue civile et armés, qui plus est ».

Me Eric Andrianahaga a tenu aussi à préciser que, de même que le procès-verbal ne comportait aucune preuve d'outrage, les agents qui ont effectué l'opération ont admis plus tard que « tout s'est passé normalement ». Durant son plaidoyer, Me Vola Hasina Andriamanalina n'a eu de cesse de jouer la carte sentimentale, prenant la présidente d'audience par son côté féminin, capable de comprendre la réaction verbale de l'accusée, enceinte et mère.

Tout semblait donc se dérouler au mieux. Même l'assistance, largement acquise à la cause de l'accusée, y est allée de son tonnerre d'applaudissements. La défense a prié le tribunal de sortir la sentence le jour même, et qu'au moins, Riana Ratsisalovanina bénéficie d'une liberté provisoire. Le verdict est tombé. À la fin, l'accusée a écopé d'un mois d'emprisonnement avec sursis. L'assistance, qui visiblement n’a entendu que les termes « un mois d'emprisonnement » a failli perturber la séance par des protestations.
Misaina Rakotondratsima

Le dollar gagne de plus en plus du terrain par rapport à la monnaie nationale

Le secteur pétrolier est de nouveau mis hors marché dans le domaine des changes. On apprend, en effet, de source auprès du milieu financier que depuis la fin de la semaine dernière, les distributeurs pétroliers bénéficient de nouveau d'un taux fixe de 2000 ariary pour un dollar.

Ce système de taux fixe pour le pétrole, rappelons-le, n'est pas nouveau puisque la Banque Centrale l'a appliqué à plusieurs reprises. Il est surtout destiné à éviter la hausse des prix des carburants. Une politique qui atteint visiblement son objectif puisque les prix à la pompe des produits pétroliers se sont stabilisés depuis des mois. Mais ce système de taux fixe a aussi ses revers. La preuve, l'on assiste de nouveau à une dévaluation de l'ariary depuis vendredi dernier où le billet vert s'échangeait contre 2006,00 ariary. Une dépréciation de l'ariary qui semble se poursuivre par rapport au dollar qui affichait hier, sur le marché interbancaire des devises, un taux de 2010,82 ariary.

En somme, le dollar gagne de plus en plus de terrain et vice-versa, l'ariary en perd. En une semaine par exemple, l'ariary a perdu 28 points. Cette réévaluation du billet vert n'étonne pas les observateurs dans la mesure où sur le plan international, le dollar est actuellement en hausse par rapport à l'euro. « L'évaluation de la monnaie américaine par rapport à la devise européenne a des impacts sur le MID », explique un cambiste. Mais cette dévaluation de l'ariary trouve également son origine dans le comportement d'achat des importateurs en cette veille de fin d'année. En effet, à cette période, ce sont les biens de consommation (hors alimentation) qui sont les plus demandeurs de devises. Il s'agit, en l'occurrence, des voitures, pneus et accessoires, des matériels électroménagers et autres. A noter que, selon nos informations, les réserves en devises de la Banque Centrale se chiffrent encore à environ 800 millions de dollars.

Du nouveau sur l'avenue


Pas mal pour les fêtards et les noctambules ...

Monday, November 29, 2010

C'est elle la nouvelle miss RTA

Alexandra élue Miss RTA, participera à la 10ème édition du concours Miss Earth au Vietnam le 4 décembre prochain
Nom:
RANDRIANARIVELO
Prénom:
Alexandra Hasina
Age:
23ans
Ville:
Antananarivo

Taille:1m 73
Poids: 52 Kg

La RTA Miss Madagascar est inscrite au concours Miss Earth. Elle se déplacera au Vietnam pour la finale du 4 décembre.

Après l'annonce de la participation de Lova Razafindrazaka au concours Mister International en novembre en Indonésie, la RTA Miss Madagascar, Alexandra Randrianarivelo, aura également un titre à défendre au niveau mondial.

Alexandra représentera la Grande île à la 10è édition de Miss Earth, qui aura lieu au Vietnam. La finale se tiendra le 4 décembre, à l'hôtel Vinpearl Resort & Spa Hôtel, dans la ville de Nha Trang. C'est une cité balnéaire de 300 000 habitants située sur le littoral sud-est, à 1 450 km de la capitale Hanoï et à 400 km au nord de Ho-Chi Minh Ville.

« Avec les participantes de 100 pays, Alexandra débarquera au Vietnam un mois à l'avance. Tout son séjour sera pris en charge par le comité d'organisation de Miss Earth, y compris l'hébergement, l'argent de poche et la formation préliminairé », informe Rijatahiana Rasolondraibe, responsable du concours RTA Miss et Mister Madagascar.

De son côté, la représentante malgache entame depuis quelques semaines une sérieuse préparation pour ce sommet international de la beauté féminine.

« Sur le plan physique, elle poursuit régulièrement un entretien dirigé au Form Plus à Ivato. Ce privilège fait d'ailleurs partie de son prix en tant que lauréate du concours RTA Miss Madagascar », mentionne Rijatahiana.

Intellectuelle

Mais comme on le sait, être élue « Miss » dans une grande compétition internationale de beauté, ne se limite pas seulement à l'apparence physique. La faculté intellectuelle en général est un volet tout aussi capital.

Sur ce point, le responsable malgache signale :

« Nous lui dispensons surtout beaucoup d'instructions. Nous lui montrons des vidéos des précédentes éditions de Miss Earth, afin qu'elle puisse avoir l'idée de ce qui l'attend ».
Durant leur séjour vietnamien, les « Misses Earth » visiteront quelques villes et des prestigieuses sociétés du pays. Par ailleurs, une soirée « spéciale tenue traditionnelle » aura lieu avant la finale du 4 décembre. Pour cette ultime épreuve, chaque candidate aura à discourir sur un projet environnemental qu'elle a envisagé pour son propre pays.

« Chaque candidate aura à s'exprimer dans une langue internationale de son choix, et bénéficiera des services d'interprètes. Particulièrement pour Alexandra, le cours d'anglais se poursuit, car elle en aura toujours besoin », précise Rijatahiana.

Bravo et bonne chance Alexandra.

Tantely Andrianarivo déclaré persona non grata par la HAT

Au bout d’un mois et demi de présence dans l’île, l’ancien Premier ministre Tantely Andrianarivo suspend toute pratique politique et rentre en France. Grosse déception chez ses partisans qui l’ont accueilli en nombre à son arrivée à l’aéroport d’Ivato et qui espéraient le voir partir à la conquête du pouvoir. La décision de Tantely Andrianarivo étonne, d’autant qu’il semblait être bien intégré dans la vie politique de l’île et ne manquait pas d’exprimer son opinion sur la conjoncture. Il a par exemple plaidé pour la révision du calendrier électoral et pour un report du référendum. Ovationné par une foule acquise à sa cause lors d’un meeting à Vangaindrano (sud-est), il est même allé plus loin, annonçant qu’il visait un retour au pouvoir et participerait à la prochaine élection présidentielle.

En tout cas, Tantely Andrianarivo avait des chances d’obtenir l’investiture de l’Arema à la prochaine élection présidentielle, et de concourir à la place de l’amiral Didier Ratsiraka. En effet, ce dernier est âgé et malade et on le voir mal entrer en compétition à l’élection présidentielle. Tantely Andrianarivo, pendant longtemps son Premier ministre, a conservé sa faveur et est son dauphin naturel. Lors des négociations de Maputo et d’Addis Abeba, Tantely Andrianarivo siégeait dans la délégation de l’amiral, ce qui est une marque de confiance et de proximité. A 56 ans d’ailleurs, l’homme est dans la fleur de l’âge et voit s’ouvrir devant lui un boulevard vers la magistrature suprême. Quelle mouche a donc soudainement piqué l’ex-Premier ministre ?

D’après lui lors du week-end, beaucoup le sollicitent de diverses manières, mais après s’être concerté avec sa famille, il préfère se retirer « un peu ». Selon toute vraisemblance, Tantely Andrianarivo est effrayé par la tournure des évènements de ces derniers jours, et préfère mettre sa personne et sa famille en sécurité en France. Rappelons que condamné à 12 ans de travaux forcés en 2003, il fut jeté en prison et a vu sa santé se dégrader rapidement. A la demande de sa famille notamment, il bénéficia d’une mesure de clémence du chef d’Etat Marc Ravalomanana et fut évacué en France. L’homme n’a pas envie de subir de nouveau les rigueurs des geôles, or dans l’actuelle situation instable où tout peut arriver, il pourrait soudainement être jeté dans un cachot. L’île d’ailleurs connaît actuellement une situation proche de la « Terreur » mise en œuvre en France après la Révolution de 1789, ou en Union Soviétique après la Révolution d’Octobre. La « Terreur » consiste à appliquer une sévère politique de répression et de violence destinée à écraser l’opposition. Avec l’interdiction de meeting aux opposants, les arrestations massives assorties de brutalités sinon de torture, la politique officielle de délation, l’emprisonnement des membres de la famille des opposants et ainsi de suite, le régime de transition applique la « Terreur » à sa façon. La machine pourrait subitement être tournée du côté de Tantely Andrianarivo…

L’autre donnée qui incite l’ex-Premier ministre à fuir le pays, c’est la mauvaise volonté manifestée par les dirigeants de la transition à accorder l’amnistie aux « prisonniers politiques ». Une ordonnance délivrée par le palais d’Ambohitsorohitra aurait suffi à régler l’affaire, mais on y traîne des pieds. Comme Andry Rajoelina affiche de plus en plus ses visées sur le poste de président de la République, on s’achemine vers un refus de l’amnistie afin d’éliminer du scrutin présidentiel les candidats coriaces. Si Tantely Andrianarivo ne bénéficie pas de cette mesure, on pourrait soudainement l’appréhender afin qu’il purge les 11 ans restants de travaux forcés…

Le cas de l’ex-juge international Raymond Ranjeva a certainement donné à réfléchir à l’ancien Premier ministre. Car sous ce régime, même si on est un légume, on peut être embarqué dans le panier à …salade.
Adelson RAZAFY

WikiLeaks : des révélations génantes

Les quelque 250 000 télégrammes diplomatiques récupérés par WikiLeaks auprès du département d'Etat à Washington et des ambassades américaines révèlent les coulisses de la diplomatie mondiale ainsi que quelques commentaires peu amènes à l'égard des dirigeants de la planète. Pour le quotidien britannique The Guardian, l'un des cinq à avoir eu accès aux documents avec The New York Times, Le Monde, El Pais et Der Spiegel, "la fuite des câbles américains déclenche une crise diplomatique mondiale". Tour d'horizon des révélations de WikiLeaks en quelques phrases-clés.

* Iran : il faut "couper la tête du serpent"

Les câbles diplomatiques révèlent en particulier la peur suscitée par le programme nucléaire iranien dans le monde arabe. L'Arabie saoudite a ainsi explicitement appelé Washington à attaquer l'Iran. "On ne peut pas faire confiance aux Iraniens", a assuré en mars 2009 le roi Abdallah Ben Abdelaziz Al-Saoud devant le conseiller de la Maison Blanche pour l'antiterrorisme, John Brennan. Le roi invite même des diplomates américains à "couper la tête du serpent" et avertit que "si l'Iran parvenait à développer des armes nucléaires, tout le monde, dans la région, ferait de même".

La méfiance de Riyad trouve un écho chez le roi de Bahreïn ("Ce programme doit être stoppé"), l'émir du Qatar ("Ils nous mentent et nous leur mentons") ou encore le prince héritier d'Abou Dhabi, qui évoque même l'intervention de "troupes au sol" contre les sites iraniens. Le président de l'Egypte, Hosni Moubarak, éprouve de son côté "une haine viscérale pour la République islamique", selon un diplomate basé au Caire.

* Berlusconi-Poutine : des cadeaux "somptueux"
Des diplomates américains à Rome décrivent une relation extraordinairement proche entre le premier ministre italien et son homologue russe. Des "cadeaux somptueux", des contrats énergétiques lucratifs et des échanges "mystérieux", voilà comment Berlusconi "apparaît de plus en plus comme le porte-parole de Poutine en Europe", résument ces diplomates, selon des documents publiés par le New York Times.

Silvio Berlusconi est d'ailleurs décrit en des termes guère élogieux par un diplomate américain de haut rang : "irresponsable, imbu de lui-même et inefficace en tant que dirigeant européen moderne". Un autre câble le décrit comme "faible physiquement et politiquement" et affirme que ses habitudes de faire la fête jusqu'au bout de la nuit l'empêchent de récupérer.

* La Russie, un "Etat mafieux" dirigé par "Batman et Robin"

Certaines notes dressent un tableau très sombre de la Russie et de ses dirigeants. Le secrétaire à la défense, Robert Gates, considère ainsi que "la démocratie russe a disparu" et que "le gouvernement est une oligarchie dirigée par les services de sécurité". Une autre note juge que la Russie est quasiment devenue "un Etat mafieux".

Une note datée de 2008 met en avant le rôle crucial que jouent en Russie le chef du FSB (sécurité intérieure), celui du SVR (renseignement extérieur) et le ministre de l'intérieur. Ces trois hommes "représentent la ligne dure pragmatique qui partage la vision du monde soviétique, faite de xénophobie et de défiance à l'égard de l'Ouest" et "sont alliés à différentes structures du crime organisé".

Le président russe, Dmitri Medvedev, est quant à lui comparé par l'ambassade américaine à "Robin", le jeune comparse de "Batman", qui serait lui "joué par Poutine". Une comparaison qui a fait réagir en Russie : "Les Américains qualifient le président russe Dmitri Medvedev de falot et hésitant et le premier ministre Vladimir Poutine de mâle dominant", s'insurge ainsi le quotidien russe Kommersant.

* Sarkozy, "susceptible et autoritaire"

Les documents diplomatiques publiés par WikiLeaks n'épargnent aucun des grands de ce monde. L'ambassade des Etats-Unis qualifie ainsi le président français de "susceptible et autoritaire", et souligne les manières abruptes qu'adopterait le dirigeant français avec ses collaborateurs. Côté allemand, Angela Merkel "a peur du risque et fait rarement preuve d'imagination", rapporte Der Spiegel.

* Le premier ministre turc "hait" Israël

Recep Tayyip Erdogan "hait tout simplement Israël", écrivent des diplomates américains à Ankara, en commentant sa virulente réaction à l'offensive israélienne contre Gaza en 2008/2009. Ces diplomates indiquent soutenir la thèse de l'ambassadeur d'Israël à Ankara, selon laquelle les virulentes déclarations anti-israéliennes du chef du gouvernement turc sont avant tout "émotionnelles, car il est un islamiste", rapporte un câble diplomatique.

* Le frère de Karzaï, "un trafiquant de drogue"

Des diplomates américains considèrent Ahmed Wali Karzaï, frère du président afghan Hamid Karzaï, comme "largement corrompu et impliqué dans le trafic de drogue" dans le sud du pays, des accusations lancées régulièrement ces dernières années par les services de renseignement et les médias américains à propos du chef du conseil provincial de Kandahar.

"Cette rencontre avec Ahmed Wali Karzaï souligne l'un de nos principaux défis en Afghanistan : comment lutter contre la corruption et établir un lien entre la population et son gouvernement, lorsque les principaux responsables du gouvernement sont corrompus", indique un de ces documents rédigé à la suite d'une rencontre à Kandahar entre le frère du président et un émissaire américain. Le président afghan est lui décrit comme "extrêmement faible" et enclin à se laisser convaincre par des théories du complot.

* Kadhafi, l'uranium et la "blonde voluptueuse"
Certains échanges diplomatiques dressent un portrait des plus pittoresques du dirigeant libyen, jugé "excentrique" et "hypocondriaque". Lors d'une visite à New York en septembre 2009 à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies, Mouammar Kadhafi, âgé de 67 ans à l'époque, était accompagné quasi-constamment d'une "infirmière ukrainienne", Galina Kolotnitska, décrite comme une "blonde voluptueuse". "Certains contacts de l'ambassade assurent que Kadhafi et Kolotnitska, 38 ans, entretiennent une relation", selon un câble, qui précise que Kadhafi est "presque de manière obsessive dépendant d'un petit noyau de personnes de confiance".

Réticent à l'idée de gravir plus de 35 marches, le leader refuserait d'habiter au-delà du premier étage d'un immeuble. "Sa détestation des longs-courriers, et son apparente crainte de survoler l'eau a causé des casse-tête logistiques à son personnel", précise en outre un câble diplomatique du département d'Etat.

Lors de cette visite, le leader libyen s'était vu refuser l'autorisation de planter sa tente à New York et de visiter le site de "Ground Zero", lieu des attentats du 11-Septembre. Fort mécontent de l'accueil qui lui avait été réservé, le chef d'Etat libyen avait en représailles menacé de ne pas respecter sa promesse de renvoyer en Russie de l'uranium enrichi que son pays possédait.

* David Cameron "manque de profondeur"

Le premier ministre britannique est également épinglé. David Cameron, au pouvoir depuis mai, et son ministre des finances, George Osborne, sont décrits comme "manquant de profondeur" par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, dans une conversation avec l'ambassadeur américain à Londres, rapporte The Daily Express.

Par ailleurs, The Daily Express et le tabloïd The Sun sont convaincus que le membre de la famille royale évoqué dans les documents est le prince Andrew, deuxième fils de la reine Elizabeth II, accusé d'être "malpoli" dans ses déplacements hors de la Grande-Bretagne.

* Pour Paris, "Chavez est fou"
Quelques savoureux aspects de la diplomatie française sont aussi dévoilés. Le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte, aurait ainsi fait observer au sous-secrétaire d'Etat américain Philip Gordon "que le président vénézuélien Hugo Chavez est 'fou' et a dit que même le Brésil ne pouvait plus le soutenir". Il a ajouté que le président vénézuélien est en train de transformer son pays en un "autre Zimbabwe". Les câbles synthétisant les échanges entre Paris et Washington évoquent des sujets aussi divers que l'Iran, le Kosovo, la Turquie ou encore la Russie.

* Pékin a "piraté" Google

Les Etats-Unis ont la conviction que les autorités chinoises sont à l'origine du piratage informatique de Google et d'Etats occidentaux. Un document provenant de l'ambassade des Etats-Unis à Pékin cite "une source chinoise" selon laquelle le régime communiste a joué un rôle dans le piratage du géant américain de l'Internet, rapporte le New York Times.

"Le piratage de Google s'inscrivait dans le cadre d'une campagne de sabotage informatique organisée par des fonctionnaires, des experts privés des questions de sécurité et des pirates de l'Internet recrutés par le gouvernement chinois", selon le câble. Les services chinois auraient également pénétré les réseaux informatiques des Etats-Unis et de leurs alliés de même que ceux du dalaï-lama, ajoute le journal. Des offensives de pirates informatiques originaires de Chine ont été évoquées par le passé aux Etats-Unis, mais Washington s'est jusqu'à présent gardé de dénoncer publiquement le régime de Pékin.

* Espionnage : les diplomates et la "collecte de renseignements"

On le voit, Washington s'intéresse de très près aux petits travers et à la vie privée des grands de ce monde. Une curiosité qui a poussé les Etats-Unis a exiger de leurs diplomates qu'ils jouent davantage un rôle d'espion, en obtenant par exemple le numéro des cartes de crédit de responsables étrangers. Parmi les câbles révélés par WikiLeaks figurent en effet plusieurs missives adressées à des ambassades, dans lesquelles Washington réclame des missions généralement associées au travail de la CIA.

Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies : mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le Guardian précise que la directive demande encore des renseignements au sujet "du style de travail et de prise de décision" du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Le Monde.fr
Au fait mais c'est quoi Wikileaks ?

WikiLeaks est un site Web de ressource et d'analyse politique et sociétale, à la fois ouvert et sécurisé, dont la raison d'être est de donner une audience aux fuites d'information en provenance notamment « des régimes d'oppression en Asie, aux États-Unis, dans l'ancien bloc soviétique, en Afrique et au Moyen-Orient » tout en protégeant ses sources. Le site se veut également une aide pour « ceux qui, en Occident, veulent porter à la connaissance de tous les comportements non éthiques de leur gouvernement ou de grandes entreprises ».

Le site a été créé en décembre 2006 et dans l'année qui a suivi, il a ajouté 1,2 million de documents à sa base de données grâce à une communauté d'internautes, composée de dissidents chinois, iraniens, des mathématiciens et des technologues d'entreprises Internet des États-Unis, de Taïwan, d’Europe, d’Australie et d’Afrique du Sud et de nombreux anonymes.

Les réactions que suscite le site sont contrastées. Certaines de ses publications déclenchent de violentes polémiques et des intimidations au plus haut niveau (infra). Le site a également dû faire face à quelques problèmes techniques et financiers (infra) qui menacent son existence même mais son action est également défendue par certains, comme le Parti pirate suédois qui, à l'été 2010, a proposé d'héberger gracieusement WikiLeaks.

Sunday, November 28, 2010

Des mauriciens refoulés à Londres

Une baisse de 20 % du nombre de visas accordés aux immigrants issus des pays autres qu’européens. C’est le gouvernement britannique qui a annoncé cette décision le mardi 23 novembre. Selon Bushan Deepchand, directeur de Lambeth Sollicitors et consultant en immigration en Angleterre, beaucoup de Mauriciens ont eu recours à des hommes de loi pour des démarches de renouvellement de visa en espérant pouvoir rester en Angleterre.

« Les lois deviennent de plus en plus sévères et les Mauriciens ont tendance à penser que l’herbe est plus verte ailleurs. Cependant il faut savoir qu’il est très difficile de vivre en Angleterre, surtout que maintenant les critères pour l’obtention et le renouvellement des visas ont été renforcées. Et, bien souvent, espérant accélérer les démarches, les Mauriciens ont recours à la justice mais les hommes de loi anglais n’arrivent pas à défendre leur cas », explique Bushan Deepchand.

Cependant, il faut comprendre que ces avocats ne font rien d’illégal. Pour certains, les immigrants qui ont recours à la loi constituent une aubaine pour les hommes de loi anglais.

Drame humain

« C’est une lutte perdue d’avance et les avocats le savent. Si votre visa expire sans que vous ayez déjà entamé les démarches de renouvellement, vous ne pouvez pas rester en Angleterre », affirme une source qui connaît bien la situation.

« Beaucoup de Mauriciens croient que l’Angleterre, c’est l’eldorado. Mais ce n’est pas vrai, la vie est très dure pour les immigrés. Des familles sont souvent déchirées parce qu’il faut que certains de leurs parents rentrent dans leur pays », soutient Bushan Deepchand.

D’ailleurs, son cabinet de consultant lance une campagne de recensement de tous les Mauriciens qui ont été déportés. L’avocat parle même de drame humain, puisque plusieurs immigrés ont eu des enfants en Angleterre mais qui, suite au problème de visas, ont été obligés de quitter le pays et de retourner à Maurice laissant derrière eux leurs proches et leurs biens.

« Nous ferons ce recensement pour alerter les autorités britanniques sur le drame humain que vivent les immigrés », lance Bushan Deepchand. Outre le recensement, le groupe d’avocats compte soumettre un rapport au gouvernement mauricien sur cette question.

Friday, November 26, 2010

La fille de Raymond Ranjeva incarcérée

Le Pr Raymond Ranjeva, en compagnie de sa fille, ainsi que des 12 officiers supérieurs inculpés, ont comparu hier au Parquet du tribunal d'Anosy. Actuellement, il bénéficie d'une liberté provisoire. Ce dernier a pu finalement rejoindre son domicile.

Auparavant, le Pr Raymond Ranjeva, ancien juge international de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, et sa fille Riana, enceinte, ont été auditionnés à Ankadilalana pour leurs supposés liens avec les mutins d'Ivato. Riana précédait son père et les 12 officiers prévenus.

Comme le Pr Raymond Ranjeva dans « l'affaire de la BANI », sa fille a dans un premier temps bénéficié d'une liberté provisoire. Sauf qu'en lieu et place de cette liberté, elle se retrouve actuellement en mandat de dépôt à Tsiafahy pour « insulte envers les forces de l'ordre ». Une décision accueillie dans une forte émotion par les proches du Pr Ranjeva venus à Anosy. Certains juristes crient au scandale, vu la sévérité de la peine par rapport au délit. « C'est scandaleux.

On n'envoie pas une femme enceinte en prison pour outrage qui n'est pas un crime. C'est pire que dans un passé récent », s'insurge un avocat à la Cour.

Selon le colonel Richard Ravalomanana, commandant de la Circonscription de la gendarmerie nationale d'Antananarivo, chargé de l'audition et de l'enquête sur les officiers mutins de la BANI, « le Pr Ranjeva est concerné plus ou moins directement dans l'affaire de coup d'état de la BANI du 17 novembre, jour du référendum. Des documents compromettants auraient été retrouvés chez lui lors d'une fouille », ajoute l'officier supérieur. Il insinue là un lien entre le Pr Ranjeva et les auteurs du coup d'état de la BANI. Dans un premier temps, l'ancien vice-président de la CIJ a pu rentrer chez lui, même s'il était interdit de sortie internationale depuis le 23 novembre, selon un ordre du Procureur général de la Cour d'appel. « Contrairement aux autres détenus qui ont été vus avec des armes de guerre, le Pr Ranjeva ne présentait pas de danger immédiat. Il pouvait rentrer chez lui », a ajouté le colonel Richard Ravalomanana.

La Justice est indépendante

Pour les autres inculpés, à savoir les 12 officiers impliqués comme auteurs du coup d'état de la BANI, ils sont tous sous mandat de dépôt à Tsiafahy. À savoir, le général Noël Rakotonandrasana, les colonels Ramboasalama, Rabezandry, Andriambahoaka, Andrianasoavina, Raberanto, Toto Vincent, Ravoavahy et Mahaleo Randrenja, le lieutenant-colonel Ramilijaona. Le lieutenant Dera bénéficie d'une liberté provisoire.

La ministre de la justice Christine Razanamahasoa a été la première à réagir aux rumeurs qualifiant le procès de « politique ». D'après la garde des Sceaux, « la Justice est indépendante ». Elle a aussi tenu à mettre les points sur les i concernant des bruits qui ont circulé, envoyant le Pr Ranjeva à Tsiafahy.

D'après les déclarations à Anosy du colonel Richard Ravalomanana, d'autres personnes pourraient être auditionnées prochainement. « Tous ceux qui ont parlé pour empêcher la tenue du référendum, ou déclaré tout faire pour perturber le bon déroulement du scrutin, seront auditionnés. Tout comme certains qui ont appelé les Forces armées à prendre leurs responsabilités », a poursuivi le colonel Richard Ravalomanana.

Allusion faite à Monja Roindefo qui, juste après son meeting avorté à Andohatapenaka, a appelé à la prise de responsabilités des Forces armées.

Au dernière nouvelle on a appris que fille de Raymond Ranjeva, Riana Ranjeva, prévue pour être incarcérée à Tsiafaha pour insultes aux forces de l'ordre, a été admise à l'hopital HJRA suite à une consultation médicale.

Par contre, le colonel Charles Andrianasoavina et le général Noel Rakotonandrasana ont été transférés à Tsiafahy.

Raymond Ranjeva interdit de sorti du territoire

48 heures après la reddition des « mutins » de la BANI, la HAT a pris à l'encontre du Pr Raymond Ranjeva une mesure d'interdiction de sortie du territoire. Désormais, l'ancien vice-président de la Cour Internationale de Justice, non moins membre du Conseil Pontifical, ne peut plus faire des voyages à l'extérieur du pays pour honorer ses rendez-vous qui ne sont pas forcément politiques. Parallèlement à cette mesure d'interdiction de sortie du territoire, l'enquête du Pr Raymond Ranjeva relative au coup de force avorté de la BANI se poursuit à Ankadilalana. En tout cas, bon nombre d'observateurs s'interrogent sur cette mesure d'interdiction infligée au précurseur du « Vonjy Aina ». Tout en sachant qu'un vice-président de la Cour Internationale de Justice a le même rang protocolaire que le secrétaire général de l'ONU. Peut-on imaginer qu'un jour, l'ancien SG de l'ONU, le Ghanéen Kofi Annan, serait frappé de la même mesure? A rappeler qu'au cours de ses derniers voyages à l'étranger, le Pr Raymond Ranjeva a pu rencontrer l'amiral Didier Ratsiraka et l'ancien président Marc Ravalomanana.

Thursday, November 25, 2010

Balade au Rova








Le << Rova de Manjakamiadana >> est situé à 1463 m d'altitude sur la plus haute colline d'Antananarivo dû à sa stratégique, durant les guerres qui se tenaient auparavant. La vue y est fabuleuse, pour le plus grand plaisir des habitants du palais. C'est la résidence royale depuis le 17ème siècle, et le centre du gouvernement malgache pendant un un siècle, de 1794 à 1895.

Plusieurs bâtiments sont érigés dans le grand domaine. La plus monumentale est le << Manjakamiadana >>. La première costruction a été entièrement en bois, entourée d'une palissade en rondins pointus. Elle a été bâtie par le roi Andrianjaka (1610-1630) au 17ème siècle. Différents autres monarques s'y sont succédé : Andriamasinavalona qui a régné entre 1675 et 1710, Andrianampoinimerina (1787-1810), qui a longtemps régné à Ambohimanga, et suite à l'annexion d'Antananarivo, a fait de celle-ci la capitale. Puis, il y eut Radama I (1810-1828), Ranavalona I (1828-1861), Radama II (1861-1863), la reine Rasoherina qui a régné de 1863 à 1868, Ranavalona II (1868 à 1883) et enfin Ranavalona III, entre 1883 à 1895, date d'annexion de Madagascar par les français.

Le Rova de Manjakamiadana est constitué d'un ensemble de bâtiment, dont cinq palais, un temple et neuf tombeaux.
L'enceinte est une palissade fait avec du bois rondins pointus, recouverts de briques sous les ordres de Gallieni en 1897. La grande porte située au nord a été construite en forme d'arc de triomphe par James Cameron en 1845. Elle est majestueusement surmontée d'un aigle noir importé de France par Jean Laborde en 1840.

<< Manjakamiadana >> est le palais principal du Rova. Il a été érigé par Jean Laborde en 1839, entièrement construit en bois. Celui-ci s'étant dégradé petit à petit, sa façade a été recouverte de pierres par James Cameron. Le rez-de-chaussée est très spacieux, puis, il comporte deux étages et trois niveaux sous les combles. Le pilier central est un énorme tronc en bois monoxyle de palissandre, symbolisant la gloire des souverains. L'intérieur est une représentation des habitations européennes au 17ème siècles, mais l'emplacement des objets respecte les divisions astrologiques malgaches.

La première << Tranovola >> a été bâtie pour Radama I en 1819 par Louis Gros, et définitivement reconstruite en 1845 par Jean Laborde selon les ordres de Ranavalona I pour son fils Radama II. Le bâtiment est entièrement fait en bois, et entouré d'une véranda à trois niveaux superposés autour d'un pilier central.

<< Manampisoa >> est un petit palais en forme de croix grecque dessiné par James Cameron en 1866, et réalisé sous la direction de William Pool. Suivant le style traditionnel, il est construit en planches verticales, avec des fenêtres à guillotines coulissantes, ainsi que de lourds volets et un toit en bois. A droite du palais se trouve le trône de la reine fait de trois socles.

<< Besakana >> est également construit intégralement en bois. Ce sont trois maisons juxtaposées, érigées respectivement par Andrianjaka, le premier souverain d'Antananarivo, Andriamasinavalona en 1680 et Andrianampoinimerina en 1800. C'était là où avaient eu lieu les intronisations des souverains, et l'exposition de leurs dépouilles mortelles après leurs décès.

<< Mahitsielafanjaka >> la résidence d'Andrianampoinimerina, qui est actuellement déjà reconstituée.

Le Temple a été édifié par William Pool pour Ranavalona II, et a nécessité11 ans de corvées. Il a été solennellement inauguré le 8 avril 1880. Les Tombeaux sont au nombre de neuf, dont celui des reines construit en 1868 par James Cameron pour Rasoherina, Ranavalona I, II, III. Le second est celui des rois achevés en 1828 par Louis Gros pour Radama I, II et Andrianampoinimerina. Les Fitomiandalana sont les sept tombeaux des premiers rois depuis Andrianjaka. Ces tombeaux sont actuellement rénovés et reconstitués grâce à la contribution des grandes familles de la capitale.

Wednesday, November 24, 2010

Raymond Ranjeva et sa fille enquêtés par le colonel Ravalomanana


Le professeur Raymond Ranjeva et sa fille ont été enquêtés hier à Ankadilalana sur l'affaire de la mutinerie des militaires à la Bani Ivato la semaine dernière. Le pasteur Ramino Paul était également présent pour être auditionné.

L'audition du professeur Raymond Ranjeva a duré trois heures et demi d'affilée. Lui et sa fille ont été enquêtés un à un. D'après les explications du colonel Richard Ravalomanana, l'objectif de l'enquête est de déterminer s'il existe un lien entre la mutinerie des militaires à Ivato et le récent appel du professeur aux forces armées d'assumer leurs responsabilités face à la situation dans laquelle le pays se trouve.

Quant au pasteur Ramino Paul, le colonel Ravalomanana d'expliquer que le général Noël Rakotonandrasana était auparavant le trésorier de l'association des Raiamandreny Mijoro. Ainsi, des éclaircissements à propos des chèques découvertes au domicile de ce dernier ont été recueillis auprès du pasteur.

Les enquêtes continuent au sein de la gendarmerie Ankadilalana et toutes personnes suspectées, toutes catégories confondues y passeront car les autorités ont déjà annoncé leur détermination à résoudre l'affaire. Selon le commandant du CIRGN, le Cl Richard Ravalomanana, l’enquête faite sur le Pr Raymond Ranjeva et sa fille entre dans le cadre de l’affaire BANI. « Nous avons fait une perquisition au domicile du Professeur car il a constamment réclamé la Présidence de la Transition à travers son projet Vonjy Aina. Il est donc logique qu’il fasse partie des suspects principaux dans cette affaire. De plus, nous avons été informés, bien que la source soit officieuse, que le Professeur Raymond Ranjeva aurait eu une entrevue avec les officiers « mutins » peu de temps avant l’évènement BANI » a-t-il expliqué. Concernant la mise en garde à vue de Riana Ratsisalovanina, fille du Professeur le commandant du CIRGN a affirmé qu’il ne s’agissait que d’une méthode d’enquête. Il fallait isoler le père de la fille pour qu’ils n’arrangent pas leur version des faits, poursuit-il. Et d’ajouter que la fille du Professeur a était particulièrement agressive pendant la perquisition, et qu’elle aurait pu être chargée d’outrage aux forces de l’ordre s’il n’a pas choisi d’être indulgent. Par ailleurs, le Cl Richard Ravalomanana demande aux citoyens et aux politiciens un minimum de respect, car les éléments de la gendarmerie sont chargés de la sécurité de tout un chacun.

Ranjeva relaché

En relâchant le professeur Ranjeva, c'est un "ouf" de soulagement que nous poussons car nous ne pouvions pas imaginer un seul instant que cet homme intègre soit l'instigateur d'un coup d'Etat alors même qu'il dénonce ces méthodes barbares. Cela nous laisse penser que certains esprits de la HAT, spécialisé en communication parait ils veulent assimiler la liberté d'opinion et de réunion à un comportement répréhensible. Ainsi il était reproché au juriste d'avoir tenu des réunions pour son mouvement Vonjy Aina. D'une part, avoir une opinion différente sur Transition comme le Vonjy Aina n'est pas un crime à moins qu'on veuille créer le délit d'opinion à Madagascar ?

D'autre part, tenir des réunions politiques ne veut pas dire formenter un coup d'état non plus. Il est affligeant de voir que certains journalistes pro hat veulent pénaliser et criminaliser les principes mêmes que sont les Libertés fondamentales de l'être humain ( opinion, réunion...) dès lors que cela ne correspond pas à leur schéma de pensée. Dans quel monde allons nous vivre si le fait de ne pas être d'accord est perçu comme un acte terrorisme ?

Voilà pourquoi, il est très important de mettre le mot "liberté" dans la devise. Parce que ces libertés ne sont jamais acquises. Elles peuvent disparaitre du jour au lendemain selon le bon vouloir de quelques personnes. Si Raymond Ranjeva n'avait pas été relâché, c'est toute la grande bourgeoise merina historique qui aurait été touchée et cela le pouvoir ne peut se le permettre.

Francine Aimée Razafindramavo premier ministre avec l'équipe de Charles et Coutiti

Outre les chèques, valant plus de 200 millions d’Ariary, saisis au domicile du Général Noël Rakotonandrasana, les enquêteurs ont également mis la main sur d’importants documents à la demeure du Lieutenant – Colonel Charles Andrianasoavina. Mais ce qui a étonné ces enquêteurs a été la découverte de deux documents manuscrits, dont l’un est une… « Ordonnance portant nomination de Chefs d’Institutions » et où le nom d’une femme est inscrit comme étant le Premier ministre.

Elle s’appelle Francine Aimée Razafindramavo et elle faisait partie du groupe de représentants de Marc Ravalomanana - aux côtés des Norbert Ratsirahonana, Rajemison Rakotomaharo, Evariste Marson et Jean Seth Rambeloarijaona – qui menait des négociations auprès de celui de Didier Ratsiraka aux moments forts de la crise de 2002. Francine Aimée Razafindramavo qui, selon un document manuscrit saisi entre les mains des mutins d’Ivato, a été nommée « Premier ministre, Chef du Gouvernement, du Comité militaire pour le Salut public ». Reste à savoir si cette dame a été ou non au courant de cette « promotion » qu’elle a reçue. Toujours est – il que les Généraux Raoelina et Rakotonandrasana l’ont bel et bien désignée pour trôner au Palais de Mahazoarivo, à la place du Général Camille Vital. En tout cas, ledit document manuscrit porte l’appellation de… « Ordonnance n°2010 – 002 du 19 novembre 2010 portant nomination des Chefs d’Institutions ». « Ordonnance » qui a été prise par le « Comité militaire pour le Salut public ». Et « Ordonnance » qui peut donner le vertige aux habitués des arcanes juridiques et administratives, tellement elle recèle des lapsus et autres entorses flagrantes aux textes en vigueur.


En effet, pour ne citer que quelques exemples frappants, cet « acte », dans son visa, fait référence à l’ « Ordonnance n°2009 – 001 du 17 mars 2009 portant transfert des pouvoirs à un Directoire militaire ». Et, le plus curieusement du monde, il mentionne également « la nomination de Monsieur Monja Roindefo Zafitisimivalo, Premier ministre technicien », sans pour autant avoir fait référence à un quelconque acte ayant consacré ce dernier à ce poste. Idem pour l’autre point du même visa qui établit, textuellement (avec les fautes d’orthographe et grammaticales y notées),« l’échec de l’Accord politique pour sortir le pays de la crise signée à Maputo et l’acte additionnelle d’Addis Abeba, conférant à Andry NR la présidence de la transition et nomme Mangalaza Eugène Premier Ministre de consensus ». Mais un tout autre visa ne pourrait que faire hérisser les poils de l’échine des irréductibles de l’Administration générale : « vu la nomination du Colonel Camille Vital en remplacement du Professeur Mangalaza Eugène, dont Monsieur Andry Nirina Rajoelina n’a pas pu sortir le pays de la crise et ne trouve même pas un issu pour la reconnaissance Internationale alors que le délai était déjà dépassé d’un an donné par la Hcc » (sic). Chapeau !


Sept « Provinces autonomes »…
En tout cas, cette « Ordonnance », outre le fait d’avoir nommé une femme à la « Primature », a également « maintenu » les actuels Cemgam et Commandant de la Gendarmerie nationale à leurs postes respectifs. Histoire de jeter le trouble au sein des Forces armées ? Dans son « article 4 », la même « Ordonnance » a également prévu de mettre des « Gouverneurs militaires » à la tête des… « sept (07) provinces autonomes ». Manakara étant désigné être le « Grand Sud – Est », adopté par ces mutins comme une « Province autonome », en sus des six autres régulièrement connues de tous. Et comme il fallait « boucler en beauté » cette « Ordonnance » pas comme les autres, il est stipulé au bas de sa page, sans mention du moindre article, que « toutes dispositions contraires à cette Ordonnance sont nulles et non – avenues ». En d’autres termes, nos « vaillants » mutins ont mené le pas de charge pour carrément déclarer « nulle et non – avenue » la Constitution de la 3e République. Par le biais d’une « Ordonnance » à l’allure folklorique et rocambolesque,quoiqu'il en soit cet acte dévoile en lui seul les « capacités » intellectuelles de ses auteurs qui, pourtant, prétendaient vouloir diriger un Etat, une Nation toute entière.


L’autre « acte », également saisi, établit l’ « organigramme » du fameux « Comité militaire pour le Salut public » : une « Direction générale de l’opération » dirigée conjointement par Raoelina et Rakotonandrasana ; le Colonel Randrenjamahaleo comme « Chef Cab » ; le « service logistique » entre les mains du Lieutenant – Colonel Rabezandry ; celui « financier » dirigé par le Commandant Lehimena et la « Communication » par le Lieutenant – Colonel Luc Ramilijaona ; un « Officier coordinateur » dirigé par le Colonel Mamisoa ; au « service renseignements » trônent les Colonels Faustin, Toto Vincent, Benjamin et Andriamihoatra ; les « Responsables opérations » sont les Colonels Coutiti et Jadifara ainsi que le Lieutenant – Colonel Charles Andrianasoavina ; les deux Lieutenants – Colonels Randria et Zafimahita s’occupent du « Protocole » tandis que la « Rédaction » est confiée aux Colonel Patrick, Commandant Raisidrimanana et le « Bp » Mahatsara. Et tout le monde siège aux « relations publiques » (Raoelina, Rakotonandrasana, Ravoavahy, Ramboasalama, Raberanto, Ramaharavo, Coutiti, Andrianasoavina et Raisidrimanana).

Tuesday, November 23, 2010

Affaire de gros sous

Le colonel Richard Ravalomanana révèle que les perquisitions au domicile du général Noël Rakotonandrasana ont permis de découvrir des chèques d’un montant de plus d’un milliard de FMG qui se ventilent ainsi : un chèque de 200 millions Ar, un autre chèque de 16 millions Ar et un dernier de 3 millions Ar. Les perquisitions au domicile du lieutenant colonel Charles Andrianasoavina par contre ont mis à jour des dossiers divers ayant trait aux préparatifs du coup dont des noms de personnes parmi lesquels un nom de femme qui aurait été la future Premier ministre si le coup avait réussi. Le nom de cette femme n’a pas été dévoilé.

D’autres domiciles ont aussi été l’objet de cette fouille. Parmi eux, celui où habite le Pr Raymond Ranjeva. Le domicile en question abrite normalement la fille de cet éminent juriste de renom international et son époux qui est le directeur de publication du journal Madagascar Tribune format papier. Les époux ont été entendus un à un à la CIRGN Ankadilalana ce lundi 22 novembre. La fille de Raymond Ranjeva aurait pu être retenue en garde à vue pendant plusieurs heures. Il semble qu’on les soupçonne d’atteinte à la sûreté de l’Etat. En tout cas, on croit savoir que le Pr Raymond Ranjeva serait lui aussi entendu ce jour à Ankadilalana par les hommes du colonel Richard Ravalomanana.

Comment fonctionne le financement?
La Sacau, ou « Southern African Confederation of Agricultural Unions », est une sorte d’Organisation non - gouvernementale qui a été établie en Afrique du Sud depuis 1992. Son Secrétariat général est basé dans ce pays de Nelson Mandela et l’adhésion en son sein est ouverte à tout syndicat national d’exploitations agricoles ainsi qu’aux associations professionnelles agricoles régionales d’Afrique australe. La Sacau est impliquée dans le développement agricole de la région en appuyant le renforcement de capacités (tiens, une phrase très chère à celui que l’on connaît) des organisations d’exploitants agricoles, en constituant une voix collective pour les exploitants agricoles de la région sur les questions régionales et internationales ayant trait à l’agriculture, et en fournissant de l’information agricole à ses membres ainsi qu’aux autres parties prenantes. Actuellement, la Sacau compte 15 membres issus de 11 pays d’Afrique australe : Botswana, Lesotho, Madagascar, Malawi, Namibie, Seychelles, Afrique du Sud, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe. En ce qui concerne Madagascar, deux formations paysannes en sont membres et dont nous tairons, du moins pour le moment, les dénominations.
Statut de… « tambanivohitra »
Ainsi, n’ayant perdu – même d’un iota – de son statut de… « tambanivohitra » (sans jeu de mots aucun), Marc Ravalomanana, des résultats de profondes investigations que nous avons menées, a utilisé ce réseau Sacau pour financer les opérations de déstabilisation perpétrées notamment dans la Capitale. Y comprise celle attenant à la tentative de coup d’Etat, récemment démantelée. Son homme de main n’est autre qu’un ex – Député Tim (R.G.) qui, élu dans la Province de Fianarantsoa mais qui s’était évaporé dans la nature depuis mars 2009, finalement a été localisé dans un quartier de la Capitale. Là où se trouve le siège de l’une des deux associations agricoles membres de la Sacau. Siège que R. G. a pris comme lieu d’habitation et quartier général de la conception des opérations de déstabilisation en question. Et siège où celui – ci n’a cessé de tenir des réunions avec deux grands ténors de la mouvance Ravalomanana (F. R. A. et M. R.). En tout cas, le mécanisme de ces financements occultes s’est avéré simple mais efficace : Marc Ravalomanana a fait virer des sommes importantes en Dollars sur le compte bancaire en Afrique du Sud de la Sacau, soi - disant pour subventionner les activités de l’association agricole malgache citée plus haut. La Sacau a ainsi fait virer ces importantes sommes en devises sur le compte bancaire à Madagascar de l’association agricole en question.
Crimes de trahison…
Officiellement, ces sommes d’argent en Dollars devraient être utilisées pour soutenir les activités agricoles de l’association malgache dont il s’agit. Mais, en réalité, ce beau pactole a entièrement été injecté dans les opérations de déstabilisation du régime de Transition. Ce fut le frère cadet (H. R.) d’un ex – Député Tim (élu dans la Région Vakinankaratra et dont le nom est M. R.) qui a été chargé par l’ex – élu de Fianarantsoa de gérer ces « aides » financières provenant de l’Afrique du Sud. Et les bénéficiaires de ces importantes cagnottes n’ont été autres que les deux principaux ténors des trois mouvances (noms en sigle déjà cités ci – dessus) et les deux Généraux de Brigade ayant dirigé la tentative de putsch du côté de la Bani d’Ivato. Un réseau de financements qui est ainsi resté insoupçonnable mais dont les activités devront ainsi à mettre fin par notamment le… Samifin. Quoi qu’il en soit, il a toujours été dénoncé, depuis mars 2009, l’existence de financements extérieurs ayant soutenu et fait développer les actions terroristes perpétrées par les détracteurs du régime transitoire. Maintenant, un pan du voile vient ainsi d’être levé par les résultats de ces profondes investigations que nous avons menées. Il appartient ainsi à l’Etat de prendre les dispositions qui s’imposent pour mettre définitivement un cran d’arrêt à ces financements du terrorisme dans le pays. Et, par voie de conséquences, de mettre la main sur tous ces individus qui ont fait actionner tous ces crimes de trahison envers la Nation.

Monday, November 22, 2010

Un petit tour avec les enfants

Les commanditaires de la mutinerie sont désignés

Contrairement aux stridents décibels que les mutins d’Ivato ont fait résonner durant trois jours, comme quoi (selon Charles Andrianasoavina)« toutes les institutions de la Transition sont suspendues et le pays est désormais dirigé par un Comité militaire de salut public », ce fut d’autres décibels qui, cette fois – ci provenant des Forces militaires légales, ont retenti du côté d’Ivato samedi dernier. En effet, après avoir attendu en vain un quelconque dénouement à l’amiable de la mutinerie perpétrée par deux Généraux, douze Colonels et un Lieutenant – Colonel de l’Armée et de la Gendarmerie, la Garde présidentielle, dirigée par le Colonel Claude Razafimahatratra, et la Force d’intervention spéciale, sous la houlette du Lieutenant – Colonel Lillyson René de Roland, ont débarqué à la Bani Ivato, samedi dernier en début d’après – midi, dans l’objectif clair de mettre fin à ce « cinéma » joué par Charles Andrianasoavina et consorts. A Ivato où, d’ailleurs, d’autres éléments de l’Armée et de la Gendarmerie se sont déjà postés pour le même objectif. En tout cas, en un tour d’horloge tout simplement, les Généraux Jean Heriniaina Raoelina et Noël Rakotonandrasana, ainsi que les Colonels Coutiti, Andriamihoatra, Rabezandriny, Jadifara, Tsimiondra, Ramboasalama, Faustin Randriambahoaka, Vincent Toto, Ramaharavo, Randrenja Mahaleo, Ravoavahy, Raberanto et le Lieutenant – Colonel Charles Andrianasoavina ont hissé le drapeau blanc pour, selon la formule consacrée, se mettre à la disposition des Forces légales.
En filigrane, le Chef de l’Etat – major général de l’Armée, le Général André Ndriarijaona, a déployé ses talents de négociateur pour amener ces mutins à rendre les armes. D’ailleurs, ces derniers avaient eu le choix entre la mort ou la réédition face à la ferme détermination de la Garde présidentielle et de la Force d’intervention spéciale, soutenues par des éléments militaires et autres gendarmes. Quoi qu’il en soit, le rêve de ces hommes en treillis, de mettre fin au régime de Transition et de s’ériger en Calife à la place du Calife, a viré au cauchemar. En effet, après avoir été appréhendés, ils ont été emmenés à Ankadilalana. Là où la clique à Noël Rakotonandrasana devra subir les enquêtes judiciaires d’usage, tandis que celle à Jean Heriniaina Raoelina a immédiatement été embarquée pour être directement jetée dans les cellules de la Maison de force de Tsiafahy. Etant entendu que cette bande de Raoelina fait déjà l’objet de lourdes condamnations judiciaires dans le cadre de la tuerie d’Ambohitsorohitra du 7 février 2009. En tout cas, selon le Colonel Richard Ravalomanana hier, tous ces mutins vont devoir se plier aux interrogatoires inhérents à cette tentative de coup d’Etat fomentée à la Bani Ivato.
Véritable… « feuille de route »
En attendant les résultats de ces enquêtes judiciaires, des confidences se sont déjà fait jour durant le week – end. En effet, il a été établi que ces hommes en treillis d’Ivato, devenus de vulgaires mercenaires, n’ont guère agi de leur propre chef. En ce sens qu’ils ont été commandités pour faire tomber Andry Rajoelina de son piédestal présidentiel. Et, de préférence, les pieds devant. Et les mêmes confidences ont aligné les noms desdits commanditaires, que nous livrons au grand public : Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana, Monja Roindefo et Raymond Ranjeva. En effet, chacun de ces individus ont agi, soit personnellement soit de concert, pour mettre au point cette macabre opération de coup d’Etat.
D’ailleurs, les trois premiers nommés ont chacun leurs sbires militaires présents dans les rangs de ces mutins, tandis que le quatrième s’est occupé de la mobilisation de l’intelligentsia nationale pour prêter main - forte à cette action militaire. Raymond Ranjeva qui, avec l’appui permanent du Cabinet Ratsisalovanina et de la soi - disant « crème de l’intelligence » Sahondra Rabenarivo, n’a cessé de tenir réunion sur réunion, notamment au Restaurant Gv Inn d’Andrefanambohijanahary, pour ce faire. Quoi qu’il en soit, cette bande de criminels a déjà bouclé une véritable… « feuille de route » dans le but clair de parvenir à ses lugubres fins. En tout cas, nous avons déjà révélé, dans nos précédentes éditions, les points forts des réunions que ces traîtres de la Nation ont tenues pour démonter le régime en place. Des révélations qui leur ont donné le tournis, étant donné qu’ils ont été convaincus que personne, plus particulièrement les journalistes, ne pourrait savoir de quoi ils ont tramé.
Quoi qu’il en soit, les résultats des enquêtes judiciaires vont corroborer la véracité de ces révélations. Ceci, en dépit de la décision de Didier Ratsiraka de reporter la date de son retour au pays. Un retour qui a été assujetti au succès du coup d’Etat dont il s’agit. Quant à Marc Ravalomanana, nous allons publier, dans notre prochaine édition, le mécanisme qu’il a utilisé pour faire parvenir au pays, par le truchement d’une Association d’agriculteurs, des sommes d’argent
sonnantes et trébuchantes pour financer cette opération de coup d’Etat. En ce qui concerne Monja Roindefo, la présence même de ses sbires militaires dans les rangs de ces mutins en dit long quant à sa macabre intention. Révélations à suivre.

Andry Rajoelina avait bien prévu de fuir le 17 novembre dernier

Ce qui n’étaient que des rumeurs se confirment, par non moins que le centre de crise du Ministère des affaires étrangères français. En effet, « Ce soir là », le 17 novembre dernier, un plan d’évacuation a été programmé à l’endroit de plusieurs personnalités françaises résidant à Madagascar. Le PHAT Andry Rajoelina et sa famille, ainsi que d’autres têtes politiciennes malgaches des plus connus figuraient également sur la liste. Une équipe de militaires français ont également été dépêchés dans le pays pour assurer le protocole de sécurité et d’évacuation des personnalités concernées. De source concordante, des moyens d’évacuation étaient ancrés au large des côtes de Toamasina et d’autres moyens aériens étaient également préparés. Madagascar a donc failli compter un exilé politique de plus, mais on se demande si le danger est réellement écarté pour le PHAT.

Direction Prison et ensuite ?


Le général Raoelina Jean Heriniaina et le colonel Coutiti Assolant sont-ils morts dans leurs cellules après leur reddition de samedi ? Le bruit en a couru avec insistance depuis lundi, d’autant que dans les effets de Coutiti remis à sa famille, il y eut une chemise tâchée de sang. Hier le général Ranaivo Tovonjanahary, gardien-chef de la prison de haute sécurité de Tsiafahy a fait une mise au point sur le sujet. Selon lui, Raoelina et Coutiti ne sont pas morts, mais sont « malades en raison de leurs blessures ». Il a ajouté que Raoelina a pu se lever hier et est depuis gardé à l’infirmerie. L’homme a terminé par l’étonnante remarque suivante : « Comparé à ce qui leur est arrivé samedi, on peut dire que leur santé aujourd’hui incite à l’espoir ».

Le visage méconnaissable et couvert d’hématomes, fracture du crâne, de la jambe et des côtes, incapacité à parler, tel est l’état dans lequel se trouve le Gal Heriniaina Raoelina. Le Cl Coutiti Assolent, lui ne va pas mieux, avec son traumatisme crânien en plus d’un traumatisme thoracique. Les rumeurs selon lesquelles les deux officiers aient perdu la vie a été aussi vite démenti par les pénitenciers de Tsiafahy sur les médias nationaux. D’ailleurs la croix rouge a été dépêchée sur les lieux pour s’occuper de leur cas. La croix rouge, qui a affirmé que l’état de santé de deux individus s’améliore et qu’ils font actuellement l’objet d’une observation stricte à l’infirmerie du département carcéral.


Le Pr Albert Zafy quant à lui a affirmé que le Gal Heriniaina Raoelina se trouve toujours dans le coma, et que les autres officiers liés à l’affaire BANI sont tous couverts de sang. Mensonges, s’exclamait le Cl Richard Ravalomanana qui maintenait qu’aucune atteinte à l’intégralité physique de ces hommes n’a été perpétré. « Ils auraient bien pu trouver du sang de volaille par exemple, pour s’en mettre sur le corps et les habits et prétendre par la suite qu’ils sont gravement blessés » tels ont été ses propos.


Bref, selon toute vraisemblance, les mutinés d’Ivato ont été sévèrement tabassés lors (ou après) leur arrestation de samedi soir. Il s’agit là de méthodes employées invariablement par les services chargés des arrestations politiques sous l’actuel régime, et qui fait qu’on les comparent à la Gestapo. On a eu un aperçu de ces brutalités lors de l’arrestation de Manandafy Rakotonirina le soir du 29 avril 2009 à l’hôtel Carlton, ou pendant l’arrestation d’Ambroise Ravonison chez Radio Fréquence Plus le 17 mai dernier.

Selon les riverains qui ont assisté à ce dernier événement, « tous ceux sortis du bâtiment et emmenés par les forces de l’ordre avaient le visage en sang » (Ambroise Ravonison a été incarcéré, tandis que deux autres opposants, Joseph Randriamiharisoa et Harrison Razafindrakoto ont été relâchés après audition).

La gendarmerie notamment devrait réformer ses méthodes au cours des interrogatoires, assimilés souvent à de la torture. Amnesty International en a déjà dit un mot. S’il prône véritablement le changement, ce régime devrait décréter la fin des brutalités policières et inciter à l’humanisation des procédés lors des arrestations et interrogatoires.

En tout cas, l’Armée et la Gendarmerie nationale, qui préconisent le respect de la discipline et de la hiérarchie, devraient mener une petite enquête sur le point suivant : de quels grades sont les militaires qui ont frappé le général Raoelina Jean et le colonel Coutiti Assolant ?

Les familles du Gal Raoelina déplorent un non respect des droits fondamentaux et ont de ce fait, déposé une plainte au sein des instances internationales.

Sunday, November 21, 2010

WILLIAM AND CATHERINE FOR EVER


Les Anglais veulent en majorité que le prince William soit le prochain roi d'Angleterre et non son père Charles, selon trois sondages publiés dimanche à Londres.

Quelque 55 % de personnes aimeraient que William accède au trône à la mort de la reine Elisabeth II et non son père Charles, selon un sondage effectué sur 2 015 personnes et publié par News of The World [abonnement]. Selon ce sondage, 64 % des personnes interrogées pensent que le couple formé par le prince William et sa fiancée Kate Middleton est meilleur pour l'avenir à long terme de la monarchie britannique que celui formé par Charles et Camilla.

Un autre sondage réalisé sur 2 000 personnes pour le journal The People indique que 49 % des Anglais souhaitent que William et sa fiancée accèdent au trône, contre seulement 16 % pour Charles et Camilla.

Cette tendance est confirmée par un troisième sondage publié par le Sunday Times [abonnement], selon lequel 56 % des sondés pensent que William serait un meilleur roi que son père tandis que seulement 15 % des personnes interrogées pensent le contraire. Selon cette étude, menée auprès de 1 997 personnes, 44 % des Anglais jugent que le prince Charles devrait céder sa place à son fils. 37 % des sondés se prononcent pour l'accès de Charles au trône.

Samedi, un autre sondage publié par le Daily Mail indiquait que 48 % des Britanniques pensaient que Charles devait de se préparer à laisser le trône à son fils aîné. Vendredi, le prince Charles a fait allusion pour la première fois à une possible accession au trône d'Angleterre de son épouse Camilla, relançant le débat sur le statut de celle qu'il a épousée huit ans après la mort de la princesse Diana.

Son propos, recueilli lors d'une interview à la chaîne américaine NBC, intervient au moment où la famille royale est à nouveau sous les projecteurs, avec l'annonce des fiançailles du prince William avec Kate Middleton.
Un mariage profitable

Le mariage, prévu en 2011, du prince William et de son amie Kate Middleton pourrait rapporter 620 millions de livres (726 millions d'euros) à l'économie britannique grâce au regain de consommation suscité par l'événement, selon une estimation du cabinet de recherche économique Verdict, rendue publique mercredi 17 novembre.

Coucou Loulou !!!!







Il fait chaud à Tana

Nandrianina et Alicia s'éclatent
Il faut se protéger du soleil
Ailleurs aussi on étouffe

Saturday, November 20, 2010

accelération


Les mutins se sont rendus


C’était prévisible car on ne négocie pas trop longtemps avec les insubordonnés, les traîtres et les terroristes. Demandez aux Américains… Surtout que le général Noël Rakotonandrasana avait déclaré « qu’ils iront jusqu’au bout (abattre le régime de transition d’andry Rajoelina) et qu’ils ne négocieraient pas ». Ils, ce sont les officiers supérieurs décus, trop politisés et alléchés par le moyen de s’enrichir vite en se conduisant comme des mercenaires.

Le vendredi après-midi, après la descente à la Bani (Bas aéro-navale d’Ivato) du Chef de l’Etat-major des armées malgaches (Cemgam), le général de brigade André Ndriarijaona, tout le périmètre entourant la Bani et habité par des civlls, a été évacué. A ce moment, le Cemgam avait eu la volonté de poursuivre les négociations car il fallait éviter que les militaires malgaches de tirent entre eux.

Le samedi matin 20 novembre 2010, tous les officiers de l’Etat-major des armées se sont réunis au palais d’Ambohitsorohitra avec le président Andry Rajoelina, Chef suprême des forces armées. Celui-ci avait été menacé de mort par un des colonels mutins. C’est sûrement lors de cette réunion qu’a été décidé l’assaut de la Bani qui a donc eu lieu entre 17 et 17h30, heure locale.

Les choses ont commencé à se précipiter en plein milieu de l’après-midi, alors que de gros nuages noircissaient l’horizon. La FIS avec à sa tête le colonel Lylison ainsi que des éléments de la Garde Présidentielle, une cinquantaine d’hommes en tout, ont investi le camp de la BANI. Les éléments restant se sont postés à l’extérieur, l’œil dans le viseur, le doigt sur la gâchette. Mais ils n’eurent pas à user de leur puissance de feu, puisque les mutins ont finalement capitulé.

C’est sous bonne escorte qu’ils ont quitté la BANI pour rejoindre Ankadilanana, pour être entendus par les enquêteurs. Six des mutins, ayant déjà des antécédents judiciaires, ont aussitôt été acheminés à la maison de force de Tsiafahy. Ce sont entre autres, le Général Raoelina et les Colonels Coutiti, Rabezandry, Andriamihoatra, Jadifara et Tsimiondra. Ils sont respectivement impliqués dans les affaires du 07 février, l’opération Taliban en juillet 2009 (attaque de la station Viva), préparation d’un complot à Ambohijanaka, et finalement l’affaire des bombes artisanales.

Avant d’en arriver là, samedi dans la matinée, le CEMGAM, le Général André Ndrianarijaona et tous les chefs de corps, ont tenu une réunion, sans doute, un véritable conseil de guerre avec le Président de la HAT, Andry Rajoelina, au Palais d’Ambohitsirohitra. Ils ont quitté les lieux sans rien révéler de l’objet de cette réunion matinale. Quoi qu’il en soit, samedi en début d’après midi, l’opération a été lancée. Les premiers coups de feu ont été entendus après des négociations menées par le CEMGAM et son staff. Une demi-heure après, le Général Noël Rakotonandrasana et le Colonel Charles Andrianasoavina, sont les premiers à sortir du camp, sans armes, les mains levées. A un moment, pourtant, tout le monde craignait le pire. Les mutins se trouvaient dans une base militaire et pouvaient disposer d’armements et même de partisans. Mais finalement, ils ne sont qu’une vingtaine et apparemment, n’avaient pas d’armes lourdes. Avec la fin de cette mutinerie, la semaine s’est terminée dans le plus grand soulagement aussi bien de la HAT que de l’Etat Major Général des forces armées.

Didi R.

Qui sont-ils ?

Colonel Jadifara : Ancien chef de sécurité auprès de l’Assemblée Nationale, leader des zana-dambo durant les moments forts de 2002, il est condamné par la justice lorsqu’il est impliqué dans l’opération Taliban en juillet 2009

Colonel Randriamihoatra et Commandant Ratsiorimanana : impliqués dans l’opération Taliban

Colonel Rabezandry : il est impliqué dans l’affaire Ambohijanaka (tentative de coup d’Etat)

Colonel Coutiti : Homme fort de Ratsiraka, il a déjà été condamné à perpétuité à Tsiafahy lorsqu’il a bénéficié d’une faveur présidentielle pour être placé en résidence surveillée.

Général Raoelina : homme fort de Ravalomanana, il a été Directeur de la Sécurité Présidentielle (DSP) et commandant du SMAD. Il détient de multiples fonctions militaires durant le régime Ravalomanana. Après la tuerie de 07 février, il est condamné par la justice et recherché dans toute l’Ile. Il n’est réapparu qu’à l’occasion de cette tentative de coup d’Etat.

Général Noel Rakotonandrasana : homme fort de Andry Rajoelina, il a participé activement au renversement du régime Ravalomanana. Il est nommé ministre des Forces Armées. Soupçonné de commanditer un coup d’Etat contre la HAT, il a été limogé.

Lieutenant-Colonel Charles Andrianasoavina : homme fort de Andry Rajoelina, il est plutôt connu pour son irascibilité. Il a été l’un des Chefs de la FIS avant qu’il ne soit écarté d’Ambohitsorohitra lorsqu’il est soupçonné de concocter un coup d’Etat. Ce qui est actuellement confirmé...
Colonel Ramaharavo : il est connu pour être un proche de l’ancien Premier ministre Monja Roindefo
Entre temps Fetison Andrianirina, le pasteur Edouard et Zafilahy ont été transférés dans une destination inconnue selon la déclaration de leur avocat

A présent, les 53% des malgaches ayant participé au référendum du 17 novembre 2010, peuvent attendre les résultats de leur choix souverain avec plus de sérénité.

Au fait qu'en est-il du résultat ? :taux de participation : 52,33% , OUI : 73,33%, NON : 26,30% cela veut dire que 0,37% ont voté nul ou blanc, et que 47,67% ne se sont pas déplacé..

Le président (Andry Rajoelina) sort en apparence renforcé, pour le court terme. Mais pour le long terme, tant qu’il n’arrivera pas à avoir un rôle de rassembleur car, en fait, et c’est cela le problème, il a radicalisé ses adversaires politiques, et tant qu’il se trouvera dans cette situation, ce renforcement ne sera pas définitif.

Friday, November 19, 2010

Il faut évacuer les allentours du BANI

Que voulaient les mutins ?

On ne sait qui a primé, mercredi, aux yeux de l’opinion : le référendum ou la tentative de coup d’Etat ? En tout cas, la mutinerie des quelques généraux et colonels, retranchés dans le camp de la BANI (base aéronavale d’Ivato) et celui de RFI (Régiment des forces d’intervention) qui refusent de se rendre ou de négocier, semble être minimisée par le public. D’ailleurs, le fait que le « redoutable » colonel Coutiti fasse partie des mutins, a déçu plus d’un, et par conséquent devait réduire à néant ce petit capital de sympathie à l’égard des putschistes… En effet, selon des rumeurs, au cas où le coup d’Etat aurait réussi, Coutiti sera nommé au ministère de l’Intérieur. En clair, il va régler ses comptes : des dizaines de personnes (principalement des personnalités TIM) seraient incarcérées et également des journalistes. Dieu merci, le coup d’Etat fut un échec.

Un échec qui n’a pas du tout été apprécié par des chefs de l’opposition, d’ici et d’ailleurs. Il a été, en effet, prévu que les mutins, dès leur première déclaration, ont reçu l’ordre de « transmettre le pouvoir à Raymond Ranjeva » (sic). Ce qui n’a pas été fait, car des dissensions auraient eu lieu au sein des putschistes à Ivato. Un colonel aurait même dit qu’il est « contre d’offrir sur un plateau d’argent, encore une fois, le pouvoir à un Merina, d’autant plus que l’homme en question est un illustre inconnu en province… » (re-sic). Vrai ou faux, on ne le sait exactement. Toujours est-il que la préparation du putsch a été, dès le début, mal conçue...

A l’heure où nous mettons sous presse, l’aéroport d’Ivato est fermé. C’est là une « victoire » des mutins, puisque c’est l’un de leurs objectifs : paralyser, ainsi, le transport aérien aura des répercussions néfastes sur le tourisme et le commerce international. Hier, des agents d’Air Madagascar regrettent le manque d’initiative du gouvernement, en vue de maintenir les activités de l’aéroport.

Que pense la communauté internationale de cette tentative de coup d’Etat. Pour l’instant, ni l’Union européenne ni les Etats-Unis, encore moins l’Union africaine n’ont régi. Seule la France a fait hier une déclaration, à bien des égards, laconique : « La France condamne la tentative de coup de force militaire à Madagascar et appelle les autorités malgaches à résoudre la mutinerie en cours « dans le respect des droits de l’homme », a déclaré, jeudi 18 novembre, le ministère des Affaires étrangères français. « Nous condamnons toute tentative de coup de force militaire, qui ne ferait qu’accroître la crise malgache. La tentative d’hier (Ndlr : mercredi), qui a eu lieu alors que se déroulait le référendum, n’a pas suscité à notre connaissance de mouvement militaire », a relevé lors d’un point de presse la porte-parole adjointe du ministère, Christine Fages. « Les autorités malgaches déclarent contrôler la situation. Il leur appartient de résoudre au mieux cette mutinerie dans le respect des droits de l’homme », a-t-elle répondu alors qu’elle était interrogée sur le soutien de la France à un éventuel recours à la force pour mettre fin à la mutinerie ».

Une telle déclaration est loin de résoudre la crise malgache ou de calmer les esprits. D’après certains proches d’Andry Rajoelina, « le Quai d’Orsay aurait dû se taire, au lieu d’avancer « des âneries pareilles ». De quels droits de l’homme s’agit-il, alors que l’opposition projetait d’éliminer physiquement le président de la HAT. Celui-ci, apprend-on, aurait échappé à un attentat mercredi, car il a voté plus tôt que prévu : à 8 heures 20 du matin, au lieu de 10 heures ou 11 heures… Selon des indiscrétions, cinq individus lourdement armés - dont une femme - à bord d’une 305 Peugeot grise et d’une 4 L beige (un taxi ?), se sont postés devant le bureau de vote où devaient se rendre le couple Rajoelina. Mais en vain. »

Hier soir, en tout cas, le député français Raoult (enfin un vrai ami des Madagascar) a déclaré sur LCI qu’il va interpeller le nouveau ministre des Affaires étrangères et aussi celui de la Coopération sur la nouvelle donne qui vient d’avoir lieu dans notre île, à l’issue du référendum. Ce parlementaire comme Jacques Blache (président de Madagascar Développement Plus), qui ont fait fonction d’observateurs internationaux du referendum laissent ainsi entendre que Paris ne doit absolument pas abandonner Madagascar... Mais que fait l’ambassadeur de France à Antananarivo ?

De toute façon, les forces hostiles à Andry Rajoelina, dit-on, ne désarment pas : « Ils auront, tôt ou tard, la peau de TGV… ». A bon entendeur…

Face à la crise , l'état major essaie de négocier avant l'irréparable....


L'état-major de l'armée malgache a exhorté vendredi 19 novembre la population et les militaires au calme, assurant privilégier une solution négociée avec le groupe de militaires mutins qui a appelé mercredi au renversement du régime d'Andry Rajoelina. Dans la matinée, le gouvernement avait d'abord demandé aux civils vivant dans et autour de la caserne où sont basés les dissidents, à environ 15 km en périphérie d'Antananarivo, d'évacuer les lieux vers «un endroit plus sûr», laissant croire à l'imminence d'une intervention armée.
Tout d’abord il faut préciser qu’on ne sait pas exactement combien il y a d’officiers mutins qui sont encore retranchés dans le camp. On sait qu’ils sont au moins cinq. On ne sait pas exactement leur nombre aujourd’hui.

Ce sont les familles qui habitent sur la base, qui ont été chargées d’évacuer ce matin. Au contraire, devant le camp une petite foule s’était rassemblée. Elle a été dispersée depuis, par un très violent orage qui s’est déclenché à la mi-journée. Et puis avant cela, ce sont les gendarmes qui sont venus, pour repousser les badauds plus loin.

Il y a eu au moins une grenade lacrymogène qui a été apparemment tirée. Et c’est vrai qu’il y a eu du mouvement toute la matinée autour du camp. Les familles qui logent dans ce camp ont donc été évacuées. La présence militaire a été renforcée et les soldats filtraient les voitures ce matin, sur la route de l’aéroport. L’aéroport est juste à côté, à 300 mètres environ. Et même si certains vols ont été annulés, il n’y a pas eu de décision prise de suspendre le trafic aérien.

Sur la base aérienne, tout semblait calme vers midi, alors que plus tôt dans la journée, il y a eu beaucoup de va-et-vient. Le chef d’état-major est resté deux heures au camp avant de repartir. On ne sait pas si l’assaut est imminent, mais en attendant on négocie.
Le chef de l'état a annoncé:
"- Nous lançons un appel au peuple et aux éléments armées à rester calme

- Nous condamnant tout acte visant à semer les troubles au sein de l’armée, venant à compromettre l’unicité de celle-ci et pouvant mener à des affrontements de l’armée.

- Tout affrontement armé n’avantagera personne car cela engendrera d’énormes pertes sur les deux camps

- La négociation reste la meilleure solution à envisager

- Nous renouvelons de ce fait notre appel à nos frères d’armes à maintenir le dialogue et les négociations"

Un assaut est toujours possible si les négociations qui ont lieu, apparemment, n’aboutissent pas. C’est vrai que cette situation dure depuis trois jours maintenant. C’est quand même relativement long.

C’est vrai que l’armée malgache, en plus, est divisée. Parmi les mutins, on retrouve rassemblés des hommes qui s’étaient affrontés hier et qui sont les frères d’armes d’officiers qui eux, ne sont pas sortis du rang.

Alors, s’il y avait une issue dramatique à cette mutinerie, cela pourrait provoquer une nouvelle crise. D’ailleurs certaines unités de l’armée m’ont affirmé tout à l’heure, que s’il y avait assaut elles s’interposeraient.

L'attaque du camp militaire est imminente


La vingtaine d’officiers malgaches qui ont appelé à la mutinerie contre le régime en place le mercredi 17 novembre 2010, et déclarant suspendre les institutions de Madagascar, sont toujours retranchés dans leur caserne proche de l’aéroport d’Antananarivo. Le gouvernement a appelé ce vendredi matin la population a évacuer les environs de ce camp.
« Nous demandons aux familles qui habitent dans le camp militaire d'Ivato et aux habitants des environs de quitter momentanément les lieux et de rejoindre un endroit plus sûr ». Ce message du ministère de la Défense malgache tourne en boucle depuis ce vendredi 19 novembre au matin, sur les radios et télévisions de l'île.

La nuit aura été calme. Hier, une intervention nocture contre les mutins avait été évoquée, mais ne s'est finalement pas concrétisée. Les discussions avec les mutins étaient censées reprendre ce jour. Mais le régime doit se décider à agir tôt ou tard, sa crédibilité étant en jeu, d’autant que les militaires, réunis autour du général Rakotonandrasana persistent et signent et font mine de croire que le temps joue pour eux et que chaque jour qui passe, ouvre la porte à plus de ralliements qui, pour le moment, ne semblent pas venir.

Jeudi soir, les rebelles affichaient leur volonté « d’éradiquer le problème actuel ». Mais ce sont eux qui brouillent un peu plus les cartes, le pays étant déjà divisé. Ce nouvel évènement se rajoute encore à la confusion.

Ce vendredi 19 novembre, la deuxième session du Parlement de transition doit s’ouvrir. De quoi pouvoir soupeser le poids de la déclaration des militaires qui disaient la veille, sans doute prématurément, avoir suspendu les institutions.

Que compte faire Camille Vital ?
Ses marges de manœuvre sont serrées; en effet, il ne veut pas laisser la situation pourrir en faveur des mutins, par conséquent il doit agir vite, avec le risque de mécontentement des policiers et gendarmes. Il peut aussi monter un siège et compter avec la soif et la faim pour déloger les mutins sans trop de dégâts collatéraux mais cette hypothèse risque d'entrainer le mécontentement des riverains qui veulent réintégrer leur foyer, un nouveau front que le premier ministre veut éviter à tout prix.Mais à Madagascar tout est possible.

Au dernière nouvelle, les familles des militaires logées au sein du camp, sont actuellement évacuées par des véhicules de l'armée, même si un calme relatif règne dans le secteur , des éléments de l'Emoreg commencent à prendre position pour l'assaut final.